mercredi, février 24
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« Ce n’est pas la Police de Kinshasa qui avait interpellé Koffi Olomide » (Commissariat)

« Ce n’est pas le Commissariat provincial de la Police qui a interpellé l’artiste musicien Koffi Olomide mais plutôt le Parquet« , précise Sylvano Kasongo Kitenge. « Les hommes qui ont filmé et exposé les images de l’interpellation dans les réseaux sociaux ne sont pas sous » ses ordres, indique un communiqué du Commissaire provincial de la Police de Kinshasa.

Il insiste sur le fait que « le commissaire provincial de la Police, qui tient au respect de la présomption d’innocence et de la dignité humaine, n’approuve pas ce genre des pratiques, quel que soit le grief porté contre la personne interpellée ».

Sur TOP CONGO FM, Me Tony Mwaba, avocat de Koffi Olomide, avait dénoncé mercredi dernier le fait que son client « a été interpellé avec une brutalité comme si on capturait un terroriste. Les agents ont même escaladé le mur ».

Brutalité humaine: l’opinion indignée

Plusieurs artistes, associations, structures et personnalités ont condamné « la brutalité » avec laquelle l’artiste musicien Koffi Olomidé a été interpellé ce mercredi 25 septembre 2019 à sa résidence « pour avoir diffusé dans les médias et présenté au public des chansons sans autorisation » de la Commission nationale de censure.

« Qu’est-ce que M. Koffi a dit ou chanté dans cet album qu’il n’a déjà dit ou chanté en pire? Qu’est-ce ce qui justifie cette forme d’humiliation filmée« , s’interroge sur sa page Facebook, l’artiste rappeur Lexxus Légal. 

Qui constate que « plusieurs médias diffusent ces titres depuis, vus et écoutés par les même congolais ».

Tout en interpellant « les associations de protection des droits des artistes » et les fans du patron du Quartier Latin, Lexxus Légal s’interroge encore: « pour qui chantons-nous? Quel public? Les mêmes dédicaces, procureurs, ministres, général… pour finir toujours aussi humiliés ».
L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) « condamne la brutalité inhumaine qui a émaillé l’arrestation de l’artiste musicien Koffi Olomide », écrit son président.

Sur son compte Twitter, Me Georges Kapiamba « rappelle que toute personne arrêtée ou détenue doit bénéficier d’un traitement qui préserve sa vie, sa santé physique et mentale ainsi que sa dignité ».

La semaine dernière, la Commission nationale a interdit de diffusion et de présentation au public les chansons Élégance, La femme de quelqu’un, Pipipi, Jour de joie, Ba esclaves, Alidor, Tata Ngwasuma et Tata Mobimba.

La Commission nationale de censure déplorait également « un manque de civisme et de considération de la part de l’artiste qui, malgré diverses invitations, n’a pas répondu ni personne pour lui ».

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