samedi, février 27
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Kinshasa : le Coronavirus renvoie les filles de rues au chômage

Le virus mortel de COVID-19 secoue l’humanité toute entière. Les activités sont au point mort et tous s’en inquiètent. Mais, les plus grandes victimes sont ces filles qui arpentent les rues à la recherche des partenaires occasionnels. À du Coronavirus, le chômage et la faim les guettent, avant même que le virus ne les atteigne.

La pandémie de Coronavirus fait face à une riposte acharnée de toutes les couches de la population. Les dirigeants des pays sont très préoccupés par cette pandémie qui met à bas l’économie et la marche normale des pays.

Chacun cherche de sortir la tête du lot, en mettant tout en oeuvre pour éradiquer rapidement ce virus. L’Europe, qui en paie le lourd tribu, voit déjà une lueur d’espoir. Là, ils semblent avoir maîtrisé le mode opératoire de ce virus mortel.

L’Afrique aura été le continent le moins touché. Pourtant, le temps des mesures d’urgence sanitaires édictées dans certains pays semble encore très long. La pandémie risque de vivre encore de beaux jours.

Ceux des Chefs d’État encore au début de leur mandat grincent les dents, étant donné qu’ils doivent réaliser leurs promesses électorales. Ils courent contre la montre. Les projets et l’exécution des travaux d’intérêt commun sont estompés. L’exemple du Congo-Kinshasa est trop expressif.

Les chefs d’entreprises regrettent le manque à gagner. Les activités sont aux arrêts. Cependant que les employés, confinés, réclament le paiement de leurs salaires, pour survivre. C’est leur droit.

Les absences aux lieux de travail sont dictées par l’ennemi commun. Il doit être neutralisé. C’est le souhait de tous: hommes de couleur ou non.

Les enseignants, élèves et étudiants voient leur rêve briser à petit feu. L’incertitude persiste sur la reprise des cours, interrompus depuis un mois et quelques semaines. Ils s’attristent et intercèdent pour une reprise imminente.

Tous les secteurs touchés

Les pasteurs sont stressés. Pas de cultes de la semaine ou de dimanche. Pas de prédication ou chants de louange et d’adoration. Pas, surtout, d’offrandes ni de dîmes. Les prières d’intercession sont renvoyées aux calendes grecques. La désolation est totale. Les plus entreprenants se sont déversés sur les réseaux sociaux. Ils y font des prêches. Ils y demandent également toutes sortes d’offrande.

Les filles, qui font le commerce le plus vieux du monde, sont les plus malheureuses. Habituées à se prostituer le long des artères de la ville, dans des quartiers chauds et adaptés, ces filles sont réduites au silence forcé.

Pourtant, elles ont toujours été visibles la nuit en bordure des avenues, interpellant tout homme passant, éventuel client.

Les hommes, partenaires occasionnels, ont pris de la distance depuis le début du Coronavirus. Ils ne prennent pas le risque de s’approcher de ces braves filles qui restent debout des heures et des heures pour avoir un peu de sous. Elles sont là à maudire le COVID-19.

Fort heureusement, cette pandémie n’est pas visible. Si non, elle en aurait eu pour son compte. Elles parlent trop pour séduire le client. Le Coronavirus est, pour ces prostituées, une insulte qui s’ajoute à la blessure.

La prière de tout le monde est que le COVID-19 soit rapidement éradiqué pour la reprise de la vie normale. Ainsi, chacun à son métier. Le chômage pour ces jeunes est plus dangereux, car il les pousse à imaginer le pire.

Bajika Ndeba

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