mardi, mars 2
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Procès 100 jours: Kamerhe refuse de couler seul

« On meurt comme on a vécu », renseigne un sage anonyme. C’est tout ce que l’opinion peut retenir de la première audience de Vital Kamereh et ses co-accusés.

Le directeur de cabinet du Chef de l’État a égrainé tout un chapelet de personnes dans le procès, qu’il affirme impliquées dans la gestion du programme d’urgence de 100 jours. Il révèle n’avoir pas été seul à diriger ce programme, mais avec 8 autres personnes, dont le gouverneur de la Banque centrale du Congo et  l’ambassadeur itinérant du Chef de l’État.

Le procès public du président national de l’Union nationale congolaise (UN) a été ouvert lundi 11 mai 2020 à la prison centrale de Makala, comme prévu et retransmis en direct sur la télévision nationale congolaise (RTNC).

Mais, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a renvoyé la cause sous examen au 25 mai 2020.

L’audience a duré deux heures. Vital Kamerhe, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a, dans sa brève déposition,  insisté sur le fait qu’il n’a pas été seul à superviser les travaux des 100 jours. 

« Je ne suis pas le seul superviseur, il y avait toute une équipe. Les 100 jours, c’est le programme du Chef de l’État. Nous n’avions pas de Premier ministre, je suis intervenu au nom du Président de la République pour que les travaux se fassent », a-t-il révélé.

Le président de l’UNC a nié tout contact avec son co-accusé, le Libanais Jammal Samih dans le cadre de ce programme.

Un couac

L’attitude est demeurée la même du côté du patron de Samibo Congo, qui n’a pas reconnu avoir été en relation avec Vital Kamerhe en rapport avec le programme d’urgence de Tshisekedi.

Le Ministère public  s’est constitué en partie civile dans l’affaire qui l’oppose à Vital Kamrhe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Jammal Samih, patron de Samibo Congo et Jeannot Muhima,  afin d’arracher des dommages-intérêts à titre de réparation du préjudice causé par le détournement présumé.

Les accusés sont poursuivis pour corruption et détournement des fonds destinés au programme de 100 jours du Chef de l’État.

Le président de l’UNC est particulièrement accusé, outre le détournement présumé d’un peu plus d’un million de dollars, d’avoir usé de son influence et d’avoir distribué des cadeaux dans le cadre d’attribution des marchés.

Les avocats de Vital Kamerhe et consorts ont de nouveau sollicité la remise en liberté provisoire de leurs clients.

« Nous voulons accéder au dossier », martèle l’un des avocats de Kamereh.

Bajika Ndeba

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