vendredi, février 26
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RDC : 80% de la population kinoise sceptiques sur l’existence du Coronavirus

Concernant le Coronavirus, la  pandémie du XXIème siècle qui a fait paniquer même les grands décideurs de la planète Terre, à Kinshasa, capitale de la RD Congo, le grand public est sceptique, jouant au Saint Thomas.

Au cas où la pandémie de COVID-19 devrait provoquer des hécatombes en Afrique, la République démocratique du Congo verrait des cadavres jonchés sur toutes les rues de sa capitale.

En effet, c’est ce qu’on peut dire au vu du comportement des gens croisés dans toutes les communes.

Officiellement, le port des masques est obligatoire, et tout contrevenant doit payer 5000 francs congolais (l’équivalent d’environ 2,80 USD). Malheureusement, la population semble fouler aux pieds cette mesure salutaire.

À ce sujet, 10% de la population seulement portent des masques pour se protéger, 20% les mettent lorsqu’ils voient des policiers pour ne pas payer les 5.000 FC d’amendes décidés par l’Hôtel de ville.

Quant au reste de la population, évaluée à 70%,  elle  se promène allègrement sans masque dans tous les quartiers. Le plus grave est qu’au début, ce sont deux députés nationaux, en l’occurrence Léon Nembalemba et Ève Bazaiba, qui avaient déclaré sur certaines chaînes de télévision que cette pandémie  n’existe pas.

Les plus comiques portent les masques sous le  menton. Les demoiselles les nouent aux poignets en guise de bracelets. Ceux qui les portent correctement les enlèvent dès qu’ils veulent s’adresser à des tiers. Or, le port de masque est recommandé pour que les postillons n’atteignent pas les interlocuteurs lorsqu’on tousse.

Première raison : le grand public ne croit pas à l’existence de la COVID-19.

Malgré les informations de l’équipe de riposte véhiculées chaque jour par les médias audiovisuels, les gens moins instruits exigent qu’on leur présente les dépouilles de ceux qui en sont morts.

Quand on leur parle de quelques cas connus, ils rétorquent que ceux-là sont morts soit de vieillesse, d’hypertension soit  de diabète.

La distanciation sociale non respectée

Interrogées, certaines gens affirment qu’elles  ne parviennent pas à respirer avec ces masques en tissu, d’autres arguent qu’elles souffrent d’asthme et qu’elles se sentent étouffées.

Même la mesure de distanciation sociale n’est pas respectée, non plus. Partout, on voit des jeunes gens en train de tailler bavette, distancés de quelques centimètres, ou carrément collés les uns aux autres.

Pour contourner la mesure de fermeture des terrasses de boissons, les Kinois s’agglutinent dans les endroits où sont vendues les boissons alcooliques de fabrication artisanale, ou là où  il y a les liqueurs de mauvaise qualité, à base l’alcool de bon goût, fabriquées sur place dans les usines des Asiatiques.

Quant au lavage systématique des mains, c’est le moindre des soucis des Kinoises et Kinois. Pourtant, certains députés ont placé des points de lavage des mains dans les marchés de certaines communes, mais qui ne sont pas utilisés par les marchands ou les acheteurs des  produits vivriers.

Comme on le voit, la population kinoise est têtue. Il serait peut-être bon que les chefs de quartiers et les chefs de rues soient responsabilisés.

Hélas ! Certains chefs de rues, surtout de sexe féminin, au bas niveau d’instruction, intoxiquent la population en clamant que cette histoire est inventée par le gouvernement congolais afin d’obtenir les aides internationales octroyées aux pays pauvres pour combattre la  COVID-19.

Combattre la COVID-19 peut donc être considéré comme une mesure vouée à l’échec à Kinshasa, si les autorités ne changent pas de stratégie.

Par D. Mupompa

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