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RDC: la VSV appelle la justice à ne pas politiser le procès de Pascal Mukuna

Dans un communiqué daté du 16 mai 2020, la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), une organisation non gouvernementale de défense et de promotion des droits de l’homme appelle la justice à ne pas politiser le procès de l’évêque Pascal Mukuna.

Elle dit suivre, avec une attention toute particulière, l’”affaire Evêque Pascal Mukuna “, de l’église Assemblée Chrétienne de Kinshasa (ACK) en détention préventive à la prison centrale de Makala (CRPK) depuis jeudi 14 mai 2020, consécutivement à la plainte, déposée vendredi 8 mai 2020, de Mme Mamie Tshibola qui l’accuse de « viol, détention illicite des documents parcellaires et de menaces de mort ».

Peu avant cette plainte, VSV signale que des vidéos sextapes ont, abondamment et sans pudeur, circulé dans les reseaux sociaux, montrant les deux personnes en plein rapport sexuel.

La VSV s’interroge sur la cérélité avec laquelle l’affaire évêque Mukuna et Mme Tshibola est traitée par la justice congolaise qui n’a, pourtant, pas manifesté un quelconque empressement en ce qui concerne les faits graves, délictueux ou criminels tels l’assassinat des défenseurs des droits humains Floribert Chebeya, Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, Armand Tungulu, des manifestants, les fosses communes de Maluku… dénoncés par l’évêque Pascal Mukuna.

L’ association craint que l’évêque Pascal Mukuna fasse les frais de sa campagne d’éveil patriotique et des violations des droits de l’homme qu’il a dénoncées.

Les craintes et les inquiétudes de la VSV pour la vie et l’intégrité physique et mentale sont d’autant plus grandes au regard de ce qui est arrivé à l’archbishop Kutino Fernando arrêté, brutalisé, torturé et incapable d’exercer son ministère en tant que Pasteur suite à sa campagne d’éveil patriotique « Sauvons le Congo ».

Vivement une justice indépendante

La VSV dénonce toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques ou inavouées. Elle promet de poursuivre sans relâche son combat pour une réelle indépendance de la justice en RDC pour l’avènement effectif de l’État de droit.

Quel que soit ce que l’on peut reprocher à l’évêque Pascal MUKUNA, rien ne peut justifier que la liberté d’opinion dont il jouit et à laquelle il a droit à travers son mouvement d’éveil patriotique lui attire des ennuis pour le réduire au silence”, a martelé Rostin Manketa, Directeur exécutif de VSV.

Pour lui, les personnes ou les personnalités touchées ou lésées par les propos de l’évêque Pascal Mukuna ont également le droit d’user de la même liberté d’opinion pour lui répondre, sans chercher à instrumentaliser la justice contre lui en profitant des vidéos sextapes.

Montage pour nuire

La VSV fustige, dans son communiqué, le montage des vidéos sextapes devenu monnaie courante en RDC pour porter atteinte à la dignité de la personne humaine, en ciblant les personnes à qui l’on veut régler des comptes dans le but soit, de les humilier, de les réduire au silence, soit de les empêcher de s’engager pour des causes nobles.

L’ONGDH appelle les acteurs politques, sociaux et autres à mettre fin à cette pratique (vidéo sextape) qui avilit la femme et l’homme, et qui viole le droit au respect de la dignité reconnu à toute personne humaine.

La VSV demande à la justice congolaise de veiller à son indépendance dans l’”affaire évêque Mukuna ” et de lui garantir la vie, l’intégrité physique et mentale.

Loin d’elle l’idée de confirmer ou d’infirmer la véracité et le contenu de ces vidéos, la VSV dénonce, cependant, la mise en circulation desdites védéos qui portent gravement atteinte aux bonnes mœurs et surtout à la dignité de Mme Tshibola et de l’evêque Mukuna devenu encore plus célébre avec son mouvement « d’Eveil Patriotique » qui ne cesse de dénoncer, depuis plusieurs mois, les violations des droits humains perpétrées pendant le règne de l’ancien président Joseph Kabila.
A ce sujet, l’evêque Mukuna a même fait officiellement une dénonciation, en date du 07 mai 2020, de ces violations des droits humains contre l’ancien régime dirigé par Joseph Kabila et, donc, avant la plainte de Mme Tshibola.

GK

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