mercredi, mars 3
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Conseil économique et social: le Bureau sortant accusé d’entretenir l’anarchie

Le train, qui remorque le Conseil économique et social de la République démocratique du Congo (RDC), semble dérailler et s’obstiner délibérément dans sa démarche viciée consistant à entretenir l’anarchie dans son modus operandi. En témoigne, la plénière extraordinaire tenue le 12 mai 2020, en violation du Règlement intérieur.

En effet, à cette date, le reproche est fait à l’ancien Bureau d’avoir  « organisé illégalement » une plénière, au cours de laquelle, les membres du nouveau Bureau ont été investis, en contradiction avec l’article 21 de la loi organique no 13/027 du 30 octobre 2013, portant son organisation et son  fonctionnement.

L’alinéa 3 de l’article 21 de la même loi donne mission à la session inaugurale d’élaborer et d’adopter le Règlement Intérieur ainsi que d’élire les membres du Bureau définitif.

L’ordonnance présidentielle du 06 mai 2020, portant investiture des membres du Conseil économique et social, exige que la session inaugurale du Conseil soit convoquée par le président de la République, puisqu’il s’agit d’un nouveau Conseil avec un nouveau mandat.

La notion de la « session inaugurale » sous-entend, de toute évidence,  l’intronisation et le début d’un nouveau mandat, dans le cas d’espèce.  

Pour s’en convaincre, le Règlement intérieur prévoit, en son article 9, que la session inaugurale est convoquée par le président de la République, ouverte par le Secrétaire général et présidée par le conseiller  le plus âgé, assisté de deux conseillers les moins âgés. Ces trois membres forment le Bureau provisoire qui procède, par la suite, à l’installation du Bureau définitif.

Sans ambiguïté

Une formule simple et compréhensible que le Bureau, arrivé fin mandant après cinq ans d’exercice, fait semblant d’ignorer sciemment. Ce Bureau a investi, de son propre chef, le nouveau, alors qu’il n’en a ni compétence, ni qualité.

Des inquiétudes sont diversement exprimées du fait que cette institution, qui a la mission de donner des avis consultatifs sur des questions économiques et sociales lui soumises par le président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat et le Gouvernement, donner l’impression  d’entretenir l’anarchie.

Le Bureau ayant violé les prérogatives dévolues au Chef de l’État, il y a de quoi susciter des interrogations pertinentes, étant donné que les animateurs du Bureau font partie des 68 membres composant cette  Assemblée consultative.

Les analystes politiques et  observateurs relèvent des irrégularités dans l’organisation de la plénière dite « extraordinaire », sans l’aval du Chef de l’État. Ils invitent, par ailleurs. Félix Tshisekedi à en tirer les conséquences idoines, en tant que  Garant du bon fonctionnement des institutions de la République.

Les temps des manœuvres dilatoires étant  révolus, l’honnêteté et le respect des textes sont des vertus pour tout citoyen qui veut servir son pays.

Annuler les résultats de la plénière extraordinaire, ayant investi le nouveau Bureau, est le prix à payer pour un travail excellent.

Bajika Ndeba

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