vendredi, mars 5
Shadow

Procès Kamereh : une légion de témoins sollicitée pour des éclaircissements

Une deuxième audience très agitée du procès de Vital Kamereh, directeur de cabinet du Chef de l’État a vécu à la prison centrale de Makala, ce lundi 25 mai 2020.

Au cours de celle-ci, la défense du leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC) est revenue plusieurs fois sur sa demande que lui soient présentées les preuves de détournement dont il est accusé.

La partie civile et le Ministère public ont eu à démontrer qu’il s’agit d’une procédure qui concerne un détournement intellectuel, et qu’au file de temps, la culpabilité de l’ancien speaker de l’Assemblée nationale sera prouvée.

Le tribunal qui a constaté un tournage en rond dans l’audition de trois prévenus, a vu au-delà du rideau, un risque de naviguer à vue. Ainsi, en a-t-il décidé de renvoyer la prochaine audience en date du 3 juin afin d’auditionner des témoins.

Toute une légion de témoins sollicitée pour répondre aux préoccupations des uns et des autres. Les noms de l’ancien ministre du développement rural, Justin Bitakwira, le ministre des finances, le ministre des ITPR, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) ont été cités ainsi que plusieurs autres responsables de la Présidence. Ils sont attendus à comparaître en qualité de témoins.

Le Ministère public a estimé nécessaire pour sa part que l’épouse de Kamereh, Amida Shature ainsi que Soraya Mpiana, l’une de ses filles puissent aussi intervenir comme témoins. Voilà qui a provoqué le courroux de la défense du président de l’UNC. Les avocats de Kamerhe expliquent que nulle part les noms de ces deux membres de la famille biologique ont été cités jusqu’à présent. Mais le Ministère public a élucidé que leur intervention ne sera pas un tabou, étant donné que la mère et sa fille ont été auditionnées lors de l’instruction du dossier.

Par ailleurs, les avocats de Vital Kamerhe ont, une fois de plus, sollicité la remise en liberté provisoire de leur client. Chaque partie a ainsi proposé des noms de témoins à convoquer, même le prévenu Jammal Samih n’a pas échappé à cette gymnastique.

Bajika Ndeba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *