mercredi, avril 14
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«Cause rurale » au secours des Congolaises expulsées victimes des violences en Angola

L’ONG lance le projet « Migrations transfrontalières et violences faites aux femmes et jeunes filles à la frontière de l’Angola avec les provinces congolaises du Kasaï Central, du Kongo Central et du Kwango.

Au vu des atrocités qu’ont  fait subir les militaires angolais aux femmes et aux jeunes filles congolaises expulsées dans ce pays, l’association « Cause rurale » vient à leur secours en lançant le projet « Migrations transfrontalières et violences faites aux femmes et jeunes filles à la frontière RD-Congo, dans les provinces du Kasaï Central, Kongo Central et Kwango ». Cela, avec l’appui du Fonds africain pour le développement de la femme (AWDF).

S’adressant à l’assistance à l’occasion du lancement de ce projet, Mme Pélagie Makiedika, coordinatrice de Cause rurale, a souligné que les populations congolaises qui franchissent la frontière angolaise sont victimes de beaucoup de violations des droits de l’homme depuis plusieurs décennies.

Elle a fait remarquer que les femmes et les jeunes filles sont les grandes victimes de ces violations. Elles sont maltraitées et violées systématiquement par les militaires angolais, à travers des conditions carcérales très piteuses dans des CURVA (Prisons souterraines en Angola). Elles sont l’objet des viols multiples et collectifs, de l’esclavage sexuel, des fouilles vaginales et autres traitements inhumains et dégradants de la part des militaires, des policiers angolais et d’autres services commis à la frontière.

Au niveau de la frontière, même certains services congolais se livrent aussi à ces genres des violations sous une impunité qui ne dit pas son nom. Lors des traversées, hormis les viols et autres traitements inhumains et dégradants, les femmes sont victimes d’extorsions de leurs biens par les militaires et autres services.

L’objectif global poursuivi par cette ONG est de contribuer au respect de la dignité humaine des femmes et des filles dans la migration transfrontalière en RDC. Cela, avec comme objectifs spécifiques le renforcement des capacités des membres des organisations féminines et des jeunes pour la promotion et la défense des droits humains des femmes et jeunes filles migrantes, mobiliser les communautés locales et les acteurs sociaux dans la lutte contre les violences faites aux femmes et jeunes filles sur la bande frontalière Angola-RDC ; interpeller les autorités congolaises et angolaises sur le respect des engagements et textes ratifiés en matière des migrations.

Le rêve d’un monde juste

Prenant à son tour la parole, Mme Pélagie Makiedika, coordinatrice de Cause rurale, a souligné que les populations congolaises qui franchissent la frontière angolaise sont victimes de plusieurs violations des droits de l’homme depuis plusieurs décenies.

Elle a fait remarquer que les femmes et les jeunes filles sont les grandes victimes de ces violations. Elles sont maltraitées et violées systématiquement par les militaires angolais, à travers des conditions carcérales très piteuses dans des CURVA (Prisons souterraines en Angola). Elles sont l’objet des viols multiples et collectifs, de l’esclavage sexuel, des fouilles vaginales et autres traitements inhumains et dégradants de la part des militaires, des policiers angolais et d’autres services commis à la frontière.

Au niveau de la frontière, même certains services congolais se livrent aussi à ces genres des violations sous une impunité qui ne dit pas son nom. Lors des traversées, hormis les viols et autres traitements inhumains et dégradants, les femmes sont victimes d’extorsions de leurs biens par les militaires et autres services.

L’objectif global poursuivi par cette ONG est de contribuer au respect de la dignité humaine des femmes et des filles dans la migration transfrontalière en RDC. Cela, avec comme objectifs spécifiques le renforcement des capacités des membres des organisations féminines et des jeunes pour la promotion et la défense des droits humains des femmes et jeunes filles migrantes, mobiliser les communautés locales et les acteurs sociaux dans la lutte contre les violences faites aux femmes et jeunes filles sur la bande frontalière Angola-RDC ; interpeller les autorités congolaises et angolaises sur le respect des engagements et textes ratifiés en matière des migrations.

Il sied de noter que le premier à prendre la parole à cette occasion a été le président du Conseil d’administration de Cause rurale, l’abbé Phocas Phunga-Phunga. Il a d’abord commencé par  témoigner la reconnaissance de son organisation au  Fonds africain pour le développement de la femme (AWDF).

Il a fait savoir que depuis 2003, La RDC connaît des vagues d’expulsions de ses ressortissants vivant en Angola, même dans d’autres pays limitrophes. Il a noté à ce sujet que les expulsions de l’Angola et celles du Congo-Brazzaville sont les plus barbares et les plus cruelles, accompagnées de plusieurs violations des droits de l’homme et violences sexuelles à l’endroit des femmes et des filles.

Il a relevé que les autorités, ainsi que les services de sécurité commis à la frontière de ce pays, sont les principaux acteurs qui influent sur ces violences. C’est cela qui favorise l’impunité.

Il a donc fait ce souhait : « 
Nous espérons que la rencontre d’aujourd’hui vous fera connaître ce projet que Cause rurale entend mener pendant onze mois dans les trois différentes provinces précitées. Cette journée nous offre la tribune idéale pour dire un mot sur l’association qui nous réunit ce jour ».

Il a expliqué que Cause rurale tire ses origines de la réflexion d’un groupe des paysans et d’autres personnes du territoire de Kasongo-Lunda épris du souci d’améliorer leurs conditions de vie et de trouver les moyens d’y parvenir. Ce fut le 9 septembre 1999. Son siège social est implanté dans la ville de Kasongo-Lunda avec une antenne à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango ; avec la représentation nationale à Kinshasa.

Cause rurale rêve d’un monde juste où chaque communauté jouit pleinement de ses droits fondamentaux, avec comme valeurs fondamentales : la solidarité, la responsabilité, la qualité, l’engagement et l’indépendance. Il a fini par dire que les populations des frontières vivent de la frontière.

Par D. Mupompa

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