mardi, avril 20
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RDC : quand des faits et gestes révoltent le peuple

La République démocratique du Congo (RDC) traverse la période plus ennuyante de son histoire, marquée par la Covid-19. Une pandémie qui a nécessité qu’un État d’urgence sanitaire soit décrété, une première depuis que le Congo a  pris forme.  Plus de 2000 cas testés positifs depuis le début jusqu’alors.

Mais, il y a aussi et surtout une crise politique et sociale. Sur le plan social, la population connait une disette, dictée par les mesures d’urgence sanitaires. Le confinement empêche aux Congolais d’exercer leurs activités quotidiennes.

La dépréciation du franc congolais est inquiétante. Ce qui justifie la hausse des prix  sur le marché. Une hausse vertigineuse, pendant qu’il y a confinement, synonyme de restriction de certains mouvements. Une situation alarmante, étant donné que beaucoup de Congolais vivent de la débrouillardise.

 Le confinement total de la Gombe n’a pas empêché la diminution du taux des cas positifs, bien au contraire. « Si la contamination du coronavirus va crescendo, mais alors pourquoi ne pas déconfiner Gombe, considéré comme centre des affaires ? », s’interroge Junior Mbeya, un vendeur des articles d’occasion d’Europe, communément appelés « bilokos ».

Pendant ce temps, les natifs de l’est meurent chaque jour, assassinés par différentes rébellions qui déciment mort, horreur et insécurité dans cette partie du pays. Les nouvelles de ce coin sont alarmantes, car faisant état d’une nouvelle rébellion au Sud-Kivu.

L’armée zambienne a envahi et annexé une bonne partie du territoire à son pays, la Zambie. Les tentatives militaires et diplomatiques n’ont pas encore produit des fruits. Des faits et gestes qui énervent la population déjà meurtrie par la Covid-19.

Le transport en commun coûte extrêmement. Les mesures du gouvernement central ont leur place dans les tiroirs. Le système « demi-terrain » fait son bon chemin sous la barbe des autorités compétentes.

Le banditisme urbain, le vol à mains armées, l’enlèvement de paisibles citoyens, la coupure intempestive de courant électrique, la rareté de l’eau au robinet, sont des faits qui révoltent.

Des cas légion

Plusieurs cas de morts enregistrés à la Présidence de la République inquiète. Les raisons évoquées de covid-19 ne rassurent guère. La destitution du premier vice-président de l’Assemblée nationale paraît, aux yeux de certains comme une provocation. Car, la classe politique est divisée actuellement quant à ce.

Selon certaines sources, le FCC exercerait une pression sur le Premier ministre pour le contraindre à démissionner. Une fois de plus, tout ceci est bien mijoté lors des messes noires pour amener le peuple à une révolte aussi soudaine. « Ils veulent que le pays soit embrasé et plongé dans une crise pour ainsi pousser les Congolais à détester les autorités du pays », explique Faustin Bintu, un cadre du parti présidentiel.

« Faux fuyant! », rétorque José Mongo, jeune engagé du FCC. En tout état de cause, la crise est réelle et multiforme. Elle exige synergie et patriotisme.

Bajika Ndeba

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