dimanche, février 28
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RDC : recrudescence du banditisme de grand chemin à Kinshasa et Lubumbashi

Les bandits de grand chemin, communément appelés « Kuluna » à Kinshasa, ont, depuis quelques mois, repris du service dans les grandes villes de la République démocratique du Congo (RDC), notamment, à Kinshasa et à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, surtout en cette période de confinement dû à la  COVID-19.

Cette situation a même amené le président Félix-Antoine Tshisekedi  à s’inquiéter de l’ampleur de ce phénomène « Kuluna ».

Aussi, a-t-il instruit le gouvernement à prendre des dispositions qui s’imposent, en vue d’enrayer les cycles de violences provoquées par ces énergumènes sans foi ni loi.

Pour cela, le président de la République a mis en garde les autorités, tant civiles que militaires, qui se complaisent à tolérer la dégradation de la situation sécuritaire en RDC.

À Kinshasa, une nouvelle forme de banditisme est mise en pratique dans différents quartiers de plusieurs communes. Des bandes rivales de jeunes gens, âgés de 18 à 30 ans, dénommées « Écuries », barrent le passage à toute personne qui va d’un quartier ou d’une commune à l’autre.

Elles se comportent en “coupeurs de route”. Et si elles ne s’en prennent pas aux véhicules sur des routes impraticables, elles s’attaquent aux piétons qui en paient les frais.

Le jour comme la nuit, ces délinquants dictent leur loi en détroussant les paisibles citoyens, après des menaces aux armes blanches et, parfois, à feu.

En cas de résistance, ils n’hésitent pas à s’en servir. Des fois, jusqu’à ce que mort s’en suive.

« Ce qui est déplorable, c’est le fait que le Parquet relâche très souvent les malfaiteurs arrêtés », font remarquer, dans la plupart de cas, les policiers. Ceux-ci, toutefois, ne se découragent pas à traquer ces hors-la-loi, même si certains d’entre eux, pris à partie, s’en sortent parfois avec des blessures et des  lésions corporelles.

Selon un commandant d’un sous-commissariat de police de la commune de Mont Ngafula, qui a requis l’anonymat, il faudrait augmenter le nombre des postes de la police de proximité et ne pas les éloigner les uns des autres dans les quartiers à forte densité.

Son souhait est également de voir les juges, magistrats et autres auxiliaires de la justice être sanctionnés pour leur penchant à tolérer et à couvrir  les actes délictueux.   Et cela, au moyen des espèces sonnantes et trébuchantes reçues de la part des  membres de familles des délinquants qui ne  voudraient pas voir les leurs en prison.

D’ailleurs, ceux qui se retrouvent déjà en milieu carcéral, une fois libérés, se  plaint-il de nouveau, deviennent plus dangereux qu’avant.

Ils s’en prennent aux policiers qui les ont arrêtés et, parfois, à ceux qui les ont dénoncés, soient-ils leurs victimes.

Aussi, la rigueur devrait-elle être de mise pour condamner ces méchants garnements à de lourdes peines d’emprisonnement.

« S’il le faut, les transférer dans les prisons des milieux dont ils ne sont pas originaires », estime l’officier de police.

Olivier Dioso

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