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COVID-19 au Sud-Kivu : 17 personnes guéries et déchargées du centre de prise en charge

Au total, 17 personnes, qui étaient infectées par la COVID-19 à Bukavu (Sud-Kivu) ont été guéries et déchargées du centre de traitement de Bwindi, dans la commune de Bagira.

« Coronavirus est une réalité et non une fatalité. Il faut juste respecter les mesures », témoigne l’un des patients guéris de la pandémie de Coronavirus, lors de la cérémonie organisée au centre de prise en charge de Bwindi, lundi 8 juin 2020. Ils ont regagné leurs familles respectives, après plusieurs jours de prise en charge par l’équipe de riposte au Coronavirus.

Le gouverneur Théo Ngwabidje Kasi, qui a présidé la cérémonie, a déclaré que “la guérison de ces patients est une preuve éloquente que la pandémie peut être éradiquée au Sud-Kivu“.

La persévérance et la prise de conscience de ces compatriotes ont permis à l’équipe de riposte d’administrer des soins adéquats dans un meilleur délai“, a-t-il souligné.

Il a insisté sur le fait qu'”il est primordial de se rendre dans une structure médicale dans l’urgence ou appeler le numéro vert de l’équipe de riposte en cas de manifestation clinique d’un quelconque signe lié à la COVID-19″.

Ceci, a-t-il rappelé, “pour se faire soigner à temps et protéger les proches en cas de détection du virus“.

Une patiente guérie a rassuré qu’elle sera “désormais “ambassadrice chargée de sensibiliser l’entourage et la communauté sur le danger de la COVID-19 et la nécessité de respecter les mesures barrières”.

Les personnes déchargées ont, à l’unanimité, affirmé qu’elles ont bénéficié de toute l’assistance nécessaire durant leur prise en charge.

« J’ai le réel plaisir de dire, au nom de tous, merci pour la prise en charge. Les messages véhiculés aux quartiers disent que Bwindi est un mouroir. C’est faux et nous sommes les exemples vivants. Nous avions droit à 3 repas par jour, 3 visites des médecins par jour. Nous avions senti qu’il y a le souci de prendre au sérieux la situation afin d’éradiquer la maladie, le souci également pour que les personnes soient à l’aise et pour qu’elles ne se sentent pas marginalisées dans la société », a témoigné un homme d’une trentaine d’années, qui a voulu garder l’anonymat.

Le chef de l’exécutif provincial a annoncé que, désormais, les prélèvements des cas suspects seront envoyés à Goma, dans la province voisine du Nord-Kivu.

Ce qui va accélérer le processus de transmission des résultats qui, désormais, prendra 48 heures au lieu d’une ou deux semaines, comme ce fut le cas pour Kinshasa avec toutes les conséquences sur le suivi à temps réel de l’évolution épidémiologique de la province.

Entretemps, le gouverneur poursuit le plaidoyer pour que le Sud-Kivu aie son propre laboratoire. C’est l’hydroxychloroquine qui a servi au traitement de la COVID-19 dans la province du Sud-Kivu.

Le gouverneur de province venait, d’ailleurs, de présider la cérémonie de la commercialisation de ce médicament produit par la main-d’œuvre locale suivant les standards internationaux.

S.Bagalwa Asensio

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