mercredi, avril 14
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Assemblée nationale : l’UDPS veut récupérer son poste de la première vice-présidence

Le président de la République, Antoine-Félix Tshisekedi (Fatshi), Autorité morale de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a désigné le remplaçant de Jean-Marc Kabund-a-Kabund au poste de vice-président du bureau de l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une dame.

Il a ainsi mis fin aux spéculations et ambitions des membres de son regroupement politique, Cap pour le changement (CACH), qui ont postulé pour occuper ce poste resté vacant après la défenestration de Kabund-a-Kabund, président intérimaire de l’UDPS. Un poste convoité par seize députés.

Bien que ce remplacement passe par un vote, il appert que la volonté de l’Autorité morale de l’UDPS sera respectée. Et qu’il en sera de même du respect des consignes.

En effet, quelle que soit la manière dont le vice-président a été destitué, Félix-Antoine Tshisekedi s’est incliné devant la décision de la plénière de l’Assemblée nationale.

Toutefois, il tient à ce poste de vice-président parce que le bureau, chapeauté par un membre du Front commun pour le Congo (FCC), ne doit pas devenir une caisse de résonance de ce regroupement politique, majoritaire à la chambre basse du parlement.

L’UNC “confinée”

Il est certes vrai que le président de la République pouvait laisser ce poste à l’Union pour la Nation congolaise (UNC), son alliée au CACH.

Mais, il n’a vraiment plus confiance au deal contracté. “Tout le reste observé ces derniers temps, avec l’incarcération à la prison centrale de Makala de Vital Kamerhe, président de l’UNC, et surtout avec les révélations enregistrées au cours de son procès, démontré qu’il s’est agi d’un marché des dupes. Seulement, le Chef de l’État n’est pas dupe”, font remarquer des analystes.

Et de faire également observer ” À malin, malin et demi”, ajoutant que “le fait de laisser la justice statuer sur les charges qui pèsent sur Vital Kamerhe, son directeur de cabinet, montre qu’il voudrait se débarrasser de lui ‘. Un concurrent de taille encombrant pour la présidentielle 2023”.

À tout prendre, pour revenir au poste de vice-président de l’Assemblée nationale, l’implication de Fatshi a sonné le glas de sa détermination d’avoir les mains libres pour diriger le pays autrement.

Aussi ose-t-on croire qu’après le “confinement” de l’UNC, faisant ainsi éclater le deal de ce parti avec l’UDPS, ce sera le tour du Front commun pour le Congo. Wait and see.

Olivier Dioso

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