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Décès de Nkurunziza: la piste de la COVID-19 évoquée

La Radio France Internationale (RFI) a évoqué, dans son édition du journal de mercredi 10 juin 2020, une possibilité que Nkurunziza serait décédé de la COVID-19, maladie dont souffre sa femme. actuellement hospitalisée.

Les salons diplomatiques suivaient de très près l’état de santé de la famille Nkurunziza. Mais, au sein de l’opinion, rien n’a filtré jusqu’à l’annonce, le 09 juin 2020, de son décès, comme un coup de tonnerre.

Se disant protégé par Dieu , Nkurunziza avait chassé les équipes médicales de l’OMS au Burundi. Ironie du sort, lui et son épouse Denise sont parmi les victimes de la COVID-19“, révèle un diplomate ayant requis l’anonymat.

Le Burundi est parmi les pays africains touchés par cette pandémie planétaire qui sévit et décime l’humanité.

C’est une mort qui plonge le pays dans l’incertitude, étant donné que le processus électoral burundais cheminait vers une passation pacifique et civilisée du pouvoir en août 2020, entre Pierre Nkurunziza et le général Evariste Ndahishimiye, élu fin mai 2020 à la présidence de la République.

C’est la grande cérémonie de son installation qui restait jusque là.

Dans les rues de Bujumbura, les questions se posent sans réponses: “Qui va diriger le pays jusqu’au mois d’août et quel rôle peut jouer l’armée pendant cette période ?”.

“Selon l’article 121 de la Constitution de
2018 du Burundi, en cas d’absence temporaire du Président de la République, c’est le vice-président qui assume la gestion des affaires courantes. En cas de décès , précise la Constitution, c’est le président de l’Assemblée nationale qui le remplace”, rappelle Esdras Dikumana, correspondant burundais de RFI .

Normalement, après la mort de Pierre Nkurunziza, c’est à Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, d’occuper le fauteuil présidentiel jusqu’à l’investiture du général-président. Mais, l’armée ne veut plus l’entendre de cette oreille.

Il est difficilement imaginable que les généraux acceptent un civil, même pour un règne temporaire“, selon un analyste politique burundais.

Bajika Ndeba

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