mardi, avril 20
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ESU-EPST : le gouvernement examine les modalités pratiques de la reprise des cours en RDC

La commission Enseignement de l’Assemblée nationale a reçu dernièrement le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire au sujet de la reprise des activités académiques.

Thomas Luhaka a donné, pour ce faire, des assurances aux membres de la commission qui sont déterminés à pousser le gouvernement à rouvrir les universités et les instituts supérieurs, a indiqué l’un d’eux à Medi@plus, sous le sceau de l’anonymat.

Il a dit que le ministre de l’ESU a, d’abord, fait l’état des lieux de son département qui fait face à beaucoup de problèmes auxquels il faut réfléchir pour y trouver des solutions.

Il a ajouté que Thomas Luhaka est en train de travailler sur des hypothèses à soumettre au Chef de l’État qui avait pris la décision de fermer les institutions de l’ESU pour protéger les étudiants et les personnels administratif et académique contre le Coronavirus.

C’est donc à lui de décider de la réouverture“, a-t-il précisé, dans la mesure où le ministre de l’ESU a promis de “tout faire pour éviter à la RDC une année blanche, le gouvernement étant en train d’y travailler“.

Prendre des mesures pratiques

Les élus du peuple insistent sur les mesures pratiques qui doivent être prises en rapport avec la reprise éventuelle.

Et le ministre leur a garanti que le gouvernement est sur ce dossier, notamment au niveau de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), où les travaux de rénovation des homes des étudiants évoluent très bien.

Nous pensons que ce que le gouvernement prévoit de faire va réellement se réaliser. Mais, nous insistons sur la responsabilité du gouvernement de protéger la population, notamment les étudiants“, a rassuré le ministre Luhaka.

Respecter les normes

L’interlocuteur de Medi@plus a également dit avoir abordé, avec le ministre de l’ESU, tout ce qui est en rapport avec le nombre de professeurs.

Plus de 900 établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire fonctionnement en RDC. Le problème est donc sérieux. C’est pourquoi, nous avons demandé au ministre que les conseils d’administration des universités et instituts supérieurs soient redynamisés de sorte qu’on puisse réellement voir ce qui est exigé au niveau international. Car, on ne peut pas avoir des assistants et chefs de travaux à vie. Nous avons besoin que le règlement soit respecté : après deux ans, il faut que le mandat prenne fin et ainsi de suite, tout en procédant aux publications scientifiques“, a-t-il rapporté.

A également été abordée, la question de la viabilité des établissements du secteur, en recommandant la poursuite de ce que Léonard Mashako Mamba, alors ministre de l’ESU, avait initié.

Il s’agit de faire une étude sérieuse pour voir si ces établissements remplissent l’ensemble des conditions et normes requises pour leur fonctionnement, notamment pour les facultés de médecine sans hôpital et sans laboratoire.

Améliorer les conditions de vie des enseignants

Au menu des échanges entre les députés et Thomas Luhaka, a figuré aussi l’amélioration des conditions de vie des enseignants.

Il est question, entre autres, du “trop perçu” en rapport avec les véhicules des professeurs ainsi que les deuxième et troisième paliers des salaires qui sont toujours attendus.

En effet le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Willy Bakonga, a également été l’hôte de la même commission. Celle-ci voulait en savoir un peu plus sur l’éventuelle reprise des enseignements dans ce secteur et des classes concernées.

Sont-ce seulement ceux les classes terminales du primaire et du secondaire ou toutes les classes ?

Pour l’heure, tout ceci est encore à l’étude au niveau du gouvernement.

Olivier Dioso

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