mardi, avril 20
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Gratuité d’eau : la Regideso foule aux pieds l’instruction du chef de l’État

Les responsables de la Regideso refusent de respecter l’instruction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, relative à la consommation d’eau gratuite pendant les mois de mars et avril, répercutée maintefois par le gouvernement. Pour preuve, les factures d’eau du mois de mai ont été multipliées pratiquement par trois. Raison invoquée : compenser le manque à gagner occasionné par la gratuité.

Un abonné qui payait, par exemple, 19 000 Fc par mois est contraint de débourser 71 000 Fc. À la question de savoir pourquoi cette majoration faramineuse des factures, les agents commis à cette fin répondent qu’ils doivent compenser les factures impayées de deux mois passés pour lesquels l’État n’a pas honoré ses engagements.

Des abonnés de la commune de Limete, victimes de cette situation, ont réagi, mécontents de cette majoration.

Est-ce l’État ou la Regideso qui est à la base de ces manoeuvres ?”, s’interroge une des abonnées de la commune de Limete, mécontente de cette situation. Et de poursuivre : “Nous ne voyons pas clair. Nous voulons que cette situation soit connue du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. La facture nous parvient souvent avec un montant qui varie entre 15 000 et 25 000 Fc. Pour le mois de mai, c’est le triple de ce montant qui est repris sur la facture. C’est dire qu’il y a eu manigance quelque part. Nous avons vérifié pratiquement sur toutes les avenues de Limete : la situation est la même. Alors que pendant la saison sèche, nous ne consommons pratiquement pas grand’chose. Et l’eau est plutôt rare au robinet. En tout cas, si nous remarquons encore une facture salée pour le mois de juin, nous allons nous en prendre à l’homme qui viendra la déposer. Ou alors, nous refuserons de payer la facture en question“.

Et un autre résidant de Limete de faire remarquer : “Chaque fois que le président de la République prend une décision, celle-ci est souvent sabotée. D’ailleurs, même si nous nous emmenons à la Regideso, nous n’obtiendrions pas gain de cause. Pour cela, nous interpellons le président de la République pour le suivi des mesures qu’il prend“.

À noter que Limete n’est pas la seule commune où l’on connaît cette situation. Tout Kinshasa est concerné.

Olivier Dioso

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