mercredi, mars 3
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Procès 100 jours: condamné à 20 des travaux forcés, Kamerhe décide d’interjeter appel

Non content du jugement rendu par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, Vital Kamerhe vient de charger ses avocats d’interjeter appel pour mal jugé.

Ce samedi 20 juin 2020, Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet du Président de la République, affiche l’air triste.

En effet, dures ont été les peines prononcées contre lui par le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison centrale de Makala. Abordé après l’audience, l’un de ses avocats, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga a déclaré: « Nous allons interjeter appel, car nous sommes dans le délai ».

Il faut noter que pour cette audience qui a duré une heure et trente-neuf minutes, le président de l’UNC a reçu un véritable coup de massue, à voir le nombre des infractions retenues contre lui et l’avalanche des peines prononcées par le tribunal présidé par le juge Bakange Vita.

Son coaccusé Jammal Samih n’a pas été épargné. Ils sont condamnés pour détournement et corruption. Mais pour l’homme d’affaires libanais, s’ajoute l’infraction de blanchiment des capitaux. Il n’y a que Jeannot Muhima, chargé d’import-export à la Présidence de la République, qui s’en tire avec une condamnation de deux ans de prison; bien sûr avec arrestation immédiate.

Fin d’une carrière politique prometteuse

Que dire de ce procès? Sinon que le casier judiciaire de Vital Kamerhe, l’homme qui rêvait à se porter candidat Président de la République pour l’élection de 2023, est noirci à jamais. En effet, le jugement qui est tombé le prive du droit de vote et celui de l’éligibilité.
A part cela, ses comptes en banque, celles de son épouse Amida Shatur et ses autres proches, comme son cousin Daniel Shangalume Massaro, sont saisis.

Aussi, toutes leurs nombreuses parcelles, achetées ci et là sont confisquées.
Quant à Jammal Samith, cet homme d’affaires qui n’a pu justifier la destination de plus de 48 millions obtenus de l’Etat congolais, le tribunal a décidé qu’il qu’il soit expulsé de la République démocratique du Congo après avoir purgé sa peine.

Comme on le voit, l’avenir s’annonce sombre pour VItal Kamerhe, le faiseur des chefs d’Etat de sa génération dans son pays. C’est peut-être le début de la fin de sa carrière politique. Car rien au vu des éléments du dossier brandis au cours des débats, rien ne rassure qu’il sera acquitté par la Cour d’appel qu’il va bientôt saisir.

D. Mupompa

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