jeudi, février 25
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Sud-Kivu: manifestations de colère à Bukavu contre la condamnation de VItal Kamerhe

Le leader de l’UNC a bien piégé la justice en exigeant que son procès soit médiatisé. Comme il fallait s’y attendre, la condamnation de VItal Kamerhe, ancien directeur de cabinet du président de la République, n’a pas fait que des heureux.

En effet, il nous revient de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, qu’une grande partie de la population est descendue dans la rue pour extérioriser sa désapprobation après la condamnation à 20 ans des travaux forcés de ce ressortissant du territoire de Walungu.
Facile à comprendre, du fait qu’il s’agit d’une réaction de la masse. En effet, nul n’ignore que le président national de l’UNC est un leader de ce coin de la République démocratique du Congo. Il ne fallait donc pas s’attendre que les siens jubilent pour la condamnation d’un des leurs.

Innocent! Le tribunal a dit les infractions établies et l’a déclaré coupable. Mais dans le pays, le tribalisme rend les gens fanatiques.
Pour rétablir le calme, la police a dû recourir aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Réactions controversées à Kinshasa et à l’extérieur

Il n’y a pas que ceux du terroir de l’ancien directeur de cabinet du président Félix-Antoine Tshisekedi qui se sont ainsi comportés en cette journée. Ici à Kinshasa, un cadre de l’UNC a déclaré que pour lui, cette affaire reste un procès politique. Selon lui, le droit n’a pas été dit. Il a ajouté: « Nous allons saisir même les instances internationales ».

Mais ce n’est pas l’avis d’une certaine frange de la population kinoise qui trouve que Vital Kamerhe n’a fait que mériter son sort pour avoir détourné malignement l’argent de l’Etat avec la complicité du Libanais Jammal Samih.

Réagissant à ce sujet, un ressortissant du Kivu vivant à Kinshasa s’est ainsi exprimé: « Si le pays était dirigé par la sagesse, ces genres de choses allaient être évités et les dossiers de cette nature étaient à bien gérer ».

Pour lui, ces réactions étaient déjà prévisibles. Il a renchéri: « Je crains que dans les jours à venir d’autres événements tristes se produisent, où des innocents risqueront inutilement d’être leurs vies ».

Il a demandé à ce sujet : « Que gagne le pays dans tout ça ? ». Cela, avant de noter que le procès d’un grand leader politique comme Vital Kamerhe ne devrait pas être télévisé, aussi longtemps que le Ministère public et les avocats de la République n’avaient pas des éléments matériels à présenter à l’opinion qui du reste ne connaît rien du droit pénal.
Curieusement, selon une source de Paris en France, de ce côté-là les gens ont festoyé en apprenant la condamnation de VItal Kamerhe.

Normalement, les uns et les autres auraient dû calmer leurs ardeurs, car, cette affaire ne vient que d’être jugée comme premier degré. Difficile de savoir ce que nous réserve l’avenir.

D. Mupompa

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