mercredi, mars 3
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60 ans d’indépendance de la RDC : Tshisekedi fouine dans le passé

La fête du 60e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC) a été une aubaine pour le Chef se l’Etat de stopper net les ambitions démesurées et les projets illusionnistes de certains acteurs politiques congolais. Félix Tshisekedi a, au cours de son adresse à la Nation lundi 29 juin 2020, la veille de la fête gâchée par la Covid-19, fait un rappel des faits néfastes ayant marqué le mandat de son successeur, Joseph Kabila.

Il rappelle qu’à un passé récent, les églises ont été profanées, des fidèles qui manifestaient pacifiquement ont été tués à bout portant. Des activistes et membres des mouvements citoyens, sans les citer nommément parce nombreux, ont été lâchement abattus.

Il fait ainsi allusion aux manifestations pacifiques organisées par le Comité laïc de coordination (CLC), une structure de l’Église catholique, pour dénoncer les manœuvres dilatoires du Front commun pour le Congo (FCC) d’accorder à son “autorité morale” la possibilité de se présenter pour la troisième fois à l’élection présidentielle.

Félix-Antoine Tshisekedi a également abordé, dans son message à la nation, le point en rapport avec le procès de son programme d’urgence des 100 jours.
Pour lui, l’expérience douloureuse de ce procès doit tourner la longue page d’impunité en RDC.

« Je souhaite que l’expérience douloureuse révélée au cours du procès en rapport avec le Programme des 100 jours tourne définitivement la page de la longue série de projets et programmes qui, à travers l’histoire, ont donné lieu à d’importants coulages des ressources publiques en toute impunité », a-t-il souhaité.

Le cinquième Président et cinquième fils su Sphinx de Limete a fait allusion à d’autres programmes ou projets inachevés tels que Bukangalonzo et autres.

« Je pense notamment au Projet de Bukangalonzo, aux multiples cessions d’actifs miniers, aux projets de construction d’infrastructures routières, aéroportuaires et j’en passe », déclare-t-il. Reste à savoir si la justice pourra se saisir de ces dossiers.

Bajika Ndeba

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