dimanche, février 28
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JP Alumba : « 60 ans après l’indépendance, la RDC cherche encore son identité »

Dans son message Twitter,  Jean Pierre Alumba Lukamba, acteur de la société civile africaine et président de la Diaspora africaine pour le développement, une ONG panafricaine, estime que « 60 ans après son indépendance,  la RDC, notre pays, recherche encore son identité ».

« Avons-nous pris une mauvaise direction ? Notre indépendance était très tôt ou c’est juste une crise de vision de développement de nos leaders depuis les premières heures de l’indépendance », s’interroge-t-il.

« Du côté de la diaspora, étant donné qu’il n’y aura pas une fête officielle pour des raisons évidentes, je me limite à inciter nos compatriotes à une réflexion approfondie sur l’État de notre pays aujourd’hui, 60 ans après. Nos papas  pouvaient circuler facilement ave leur vespas dans presque toutes les rues bien éclairées de la RDC. Car, il y avait des routes principales et secondaires surtout dans la capitale. Les Congolais, qui sont nés vers les années 60 ou 70,  mangeaient presque 3 fois par jour et leur nourriture était produite localement chez nous », se rappelle Jean Pierre Alumba.

Il révèle que, “juste après l’indépendance, les Angolais, Sud-Africains, Botswanais, Zambiens, pour ne citer qu’eux,  venaient se faire soigner dans les hôpitaux congolais”.

« A l’époque, mon père n’a pas apprécié  de m’envoyer en Europe sur la demande d’une tante et il m’a envoyé à l’internat dans le Bandundu. Car, pour lui, notre système éducatif de l’époque était parmi les meilleurs. Après notre indépendance, comme tout le monde n’avait pas accès à l’électricité, car le barrage d’Inga était en construction, la majorité utilisait les réchauds ainsi que les frigos à pétrole car ils pouvaient s’en procurer avec leurs salaires décents. Le taux de chômage était moindre, car une fois tes études terminées, nos sociétés  comme GENERAL MOTOR, FNMA, INZAL, GOOD YEAR, CPA, DAIPN, ONC, ECONOMAT DU PEUPLE, CHEZ YAYA, AZDA, SOZIR, ONATRA, CADEZA, RVA, AIR ZAÏRE,  FIKIN, SOTRAZ, SITAZ, etc) pouvaient t’employer », raconte Alumba.

L’activiste signale qu'”après l’indépendance, la population  était fière de son armée et sa police car elles étaient composées d’hommes et de  femmes bien formés dans de  très bonnes écoles et académies militaire; et ils étaient très disciplinés avec un  moral très haut. C’est ainsi que la RDC était stable et bien sécurisée “.

Des canards boiteux

Jean Pierre Alumba fait un constat  amer : « Aujourd’hui, l’hôpital Maman Yemo ; la route Prince à Binza Delvaux ; la société ONC, le matin, vers 5h00, il faut voir comment nos compatriotes font la marche jusqu’au  centre-ville ; les hangars des sous-commissariats de la Police disséminés à travers la ville ; l’instabilité à l’Est du pays pendant plus de 25 ans. Le taux de chômage avoisine 80%, plus de 75% des compatriotes en deçà du seuil de la pauvreté et vont au lit affamés », regrette Alumba.

Face  à ce tableau sombre et  médiocre,  Jean-Pierre Alumba appelle les  Congolais à « porter leur culottes le 30 juin car, devant ce tableau nous ne  méritons pas de porter des vestes et cravates le jour de l’accession de notre pays à l’indépendance ».

« Les femmes doivent se tresser les cheveux et porter des pagnes en souvenir de nos mamans qui étaient à côté des hommes pour les soutenir dans la lutte pour la liberté de notre pays », suggère Jean Pierre Alumba.

Par GK

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