vendredi, février 26
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Lubumbashi : la Police met la main sur 14 présumés bandits à mains armées

Joli coup de filet réussi par la Police nationale congolaise à Lubumbashi (Haut-Katanga) qui vient de mettre la main sur un groupe de présumés bandits qui sèment terreur et désolation dans différentes communes de la capitale économique de la République démocratique du Congo (RDC).

Ce groupe est constitué de cinq bandits spécialistes dans le cambriolage des maisons, vol des véhicules, d’autres s’illustrent dans la contrefaçon et production de faux dollars.

Deux policiers font également partie de ce groupe des malfrats qui opèrent aux quartiers Kasapa et Kamatete, dans la commune Annexe. Ces Hors-la-loi ont été présentés le jeudi 02 juillet 2020 au Ministre provincial de l’intérieur du Haut-Katanga, Fulbert Nkunda Milundu par le patron de la Police en province, Général Louis-Second Kawara.

Il a aussi présenté une cargaison de cannabis et autres boissons fortement alcoolisées ainsi que quatre armes dont deux de marque calibre 12 ramassées en brousse et deux autres armes de guerres, ramassées au quartier Somika. Sur place, le Ministre a ordonné l’incinération de ces produits prohibés. Fulbert Nkunda a, au nom du gouvernement provincial, félicité la Police pour le travail abattu, tout en promettant d’en finir très bientôt avec le banditisme et la criminalité qui empêchent la population de vivre paisiblement.

Il a rassuré que “le gouvernement provincial ne reculera pas devant ce phénomène, étant donné que la machine est déjà en marche pour démanteler ces réseaux mafieux“, a t-il précisé.

Depuis envron deux ans, la ville de Lubumbashi s’est transformée en un champ d’insécurité qui ne dit pas son nom. Les auteurs ont presque les mêmes modes opératoires : casser des vitres, voler, violer et tuer sans inquiétude; cela dans plusieurs maisons.

La population lushoise se dit désespérée au vu des actes ignobles Auxquels elle assiste chaque nuit. Les mesures arrêtées par une délégation du Gouvernement central, conduite par le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde qui avait séjourné à Lubumbashi, pour besoin de la cause n’ont pas porté des fruits, estime la Société civile.

La permutation des officiers, l’évacuation vers Kinshasa et Kamina des policiers et militaires en situation irrégulière, le transfèrement des prisonniers de la Kasapa vers d’autres maisons carcérales du pays n’ont été que des solutions éphémères, selon certains acteurs de la Société civile.

De son côté, le gouverneur Kyabula ne cesse d’appuyer les services concernés, mais les auteurs de l’insécurité grandissante à Lubumbashi et son interland n’ont pas encore dit leur dernier mot.

Léon Mbuyamba

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