vendredi, février 26
Shadow

Lubumbashi : les défis des nouveaux mandataires de la Gécamines et la SNCC

Érick Tshamala Kalambayi, expert en audit et ressources humaines, a donné son opinion, samedi 4 juillet 2020, sur la faillite de ces deux géants économiques de la République démocratique du Congo basés à Lubumbashi.

La SNCC a plus de problèmes internes qu’externes par rapport à la Gécamines. Le premier défi qu’il faut relever, c’est l’outil de production, il faut revoir la voie ferrée et les locomotives, et aussi former le personnel (cheminots)”, recommande-t-il.

Pour la Gécamines, il est d’avis que les défis y sont complexes. ” Non seulement les problèmes sont internes, mais Ils sont aussi externes. Sur le plan interne, l’entreprise doit revoir son outil de production. Elle doit se focaliser sur les sites rentables au profit de ceux moins rentables pour lui permettre d’avoir suffisamment de revenus“, estime -t-il.

Sur le plan externe, Érick Tshamala épingle les accords qui lient la Gécamines à d’autres sociétés minières étrangères évoluant en République démocratique du Congo.

Il propose à, cet effet, la révision de certaines clauses de ces accords, tout en restant dans la logique du nouveau Code minier.

Si, par exemple, ces sociétés minières étrangères parvenaient à engager la main-d’œuvre congolaise, on aura le droit de contrôle sur elles. Ce qui fait que les accords seront respectés “, a t-il indiqué.

Il propose aussi que ” tous les accords flous, qui ne permettent pas à la Gécamines de s’occuper de ces entreprises minières étrangères la rendant toujours perdante, doivent être revus”.

Tous les avis de Tshamala font suite à la faillite de la Gécamines et de la SNCC durant ces deux dernières décennies.

Alors que ces deux géants minier et ferroviaire faisaient, du Grand Katanga, le poumon économique de la RDC.

À ce jour, la situation est plus que catastrophique avec la production quasi inexistante, les travailleurs en retard de paiement de salaires depuis plusieurs mois, pendant que les anti-valeurs (corruption, détournements et enrichissement illicite pour un groupe d’individus), sont devenues monnaie courante.

C’est autant dire que les nouveaux comités de gestion de la SNCC et de la GECAMINES ont une mission difficile, mais pas impossible.

Léon Mbuyamba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *