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RDC : l’activiste Joseph Lokondo libéré

“,Enfin Lokondo libéré! Voilà sa place, à côté de sa famille, ses amis et camarades de lutte. Toutes les intimidations contre ceux qui dénoncent les mauvaises pratiques ou les abus doivent prendre immédiatement fin. Ce jugement doit être cassé. L’activisme n’est pas un crime!” , a twitté Carine Dikiefu, Chercheuse junior auprès de Human Rights Watch/RDC.

En effet, HRW a plaidé plusieurs fois pour obtenir la libération de cet activiste congolais, Joseph Lokondo, arrêté par les autorités locales de la province de l’Équateur.

Après avoir passé plusieurs mois en détention, HRW se dit soulagée par la libération de cet activiste. Initiateur de la campagne ” Équateur mérite mieux

Joseph Lokondo a été arrêté le 20 janvier 2019, au sortir d’une tribune d’expression populaire sur les élections locales.

Initiateur de la campagne « Équateur mérite mieux », Joseph Lokondo dénonçait ce qu’il considère comme une « mégestion » de la province par son gouverneur, Dieudonné Boloko, appelant l’Assemblée provinciale et le président de la République à le relever de ses fonctions.

Lokondo était motivé par son souhait de « voir les politiques travailler pour le bien de la population, en améliorant leurs conditions socio-économiques ». Le 27 mars 2020, Lokondo a été déclaré coupable d’« outrage au membre du gouvernement », d’« imputation dommageable » et condamné à 13 mois de prison.

Selon le verdict, il devait aussi être poursuivi pour avoir critiqué un responsable gouvernemental, alors que cela constitue une violation de son droit à la liberté d’expression, pourtant consacré par la Constitution congolaise et les normes internationales relatives aux droits humains.

Après une nuit en garde à vue au commissariat de la Police, Lokondo avait été placé dans un cachot insalubre du tribunal. « J’y ai passé deux nuits dans des conditions inhumaines. On y était 40 détenus dans une cellule prévue pour 10 personnes, où l’on était obligé de manger et d’uriner », s‘est plaint Lokondo, ajoutant que des policiers l’avaient “tabassé“.

Joseph Lokondo, marié et père d’une fille, a ensuite été transféré à la prison de Mbandaka, où l’eau et la nourriture manquent en permanence. Et désormais, le Coronavirus est aux portes de cette prison. Son avocat a fait appel du jugement.

Lokondo a notamment, fait partie de dizaines de jeunes activistes pro-démocratie qui se sont battus pour obtenir des élections libres lorsque l’ancien président congolais, Joseph Kabila s’accrochait au pouvoir, au terme de son deuxième mandat. Il avait été arrêté le 31 décembre 2017 et brièvement détenu.

Peu après son arrivée au pouvoir en 2019, l’actuel président, Félix Tshisekedi, avait ordonné la libération des prisonniers politiques, après des années de répression sous Kabila. Cependant, la Police continue d’arrêter et de détenir arbitrairement des manifestants pacifiques.

Les autorités congolaises devraient laisser Joseph Lokondo et toute autre personne exprimer pacifiquement leurs opinions, et démontrer ainsi qu’elles ont réellement rompu avec les méthodes répressives de l’administration Kabila, plaidait HRW.

Par GK

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