samedi, février 27
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Affaire passeport : Silence inquiétant des autorités congolaises

Le contrat avec le consortium belge Semlex, avait expiré mercredi 11 juin dernier. C’est ce consortium qui, depuis le 11 juin 2015 avait été chargé de produire le précieux sésame pour un montant parmi les plus chers du monde, officiellement 185 dollars. Mais en réalité, le demandeur pouvait débourser jusqu’à plus de 300 USD pour avoir cette pièce d’identité.

La RDC, suite aux pressions populaires, avait annoncé la non-reconduction du très controversé contrat, signé en juin 2015 avec Semlex pour la fabrication de passeports biométriques. Les ONG anti-corruption réclament toujours des comptes dans cette affaire portée devant la Justice, comme l’expliquait à franceinfo Afrique, Jean-Jacques Lumumba, lanceur d’alerte congolais et cofondateur de la plateforme panafricaine “Unis”.

Depuis deux mois, des organisations de la société civile regroupées sous la plateforme « Le Congo n’est pas à vendre » exigent la fin de ce contrat, affirmant qu’une partie de ce montant pourrait bénéficier à l’ancien président Joseph Kabila et veulent de la transparence sur les options levées par le gouvernement congolais.

La Ministre des Affaires étrangères, Tumba Nzeza avait promis que la production de passeport reprendrait le 06 juillet 2020 après un bref arrêt, le temps de transférer les données. La date indiquée est passée, depuis lors, rien n’a été signifié aux Congolais qui s’inquiètent du silence radio des autorités congolaises.

Le flou plane

Le ministère des Affaires étrangères n’a pas encore révélé l’identité de la nouvelle société ayant gagné le marché, après rupture avec Semlex.

Par ailleurs, le groupe Semlex basé à Bruxelles, d’après une enquête de Philippe Engels et David Lewis, aurait remporté des marchés illégaux en Afrique. Cependant, après son accession à la tête du pays, Félix Tshisekedi avait promis de mettre un terme à cet accord très controversé. Mais aujourd’hui, c’est le flou qui plane.

Certaines sources affirment que le gouvernement aurait parlé d’un “arrangement transitoire” qui consisterait à proroger le contrat jusqu’à la fin de l’année. Il s’agit d’un “désaveu”, voire d’une gifle” aux Congolais, selon le lanceur d’alerte Jean-Jacques Lumumba.

Toutes les tentatives d’avoir la position du Ministère des Affaires étrangères se sont avérées vaines. Média plus y reviendra.

Bajika Ndeba

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