dimanche, avril 11
Shadow

Nshole à Kafuta : ” On ne peut pas attribuer à la CENCO le dérapage d’une marche organisée par un parti politique”

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui n’a pas bien digéré les propos du pasteur Sony Kafuta de jeudi 09 juillet 2020, est sortie de son silence et balaie d’un revers de la main toutes les allégations tenues par le représentant des Églises de Réveil du Congo (ERC), le général Sony Kafuta, dont l’église a été saccagée par les manifestants de la marche de l’UDPS, le même jour.

Dans un entretien accordé à la direction de communication de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO, estime qu'”on ne peut pas attribuer à l’Église catholique et à l’Eglise du Christ au Congo, les dégâts d’une marche organisée par un parti politique“.

Ça n’a vraiment pas de sens. Attribuer à la CENCO le dérapage d’une marche organisée par un parti politique. Bien au contraire, la CENCO, qui a prouvé qu’elle vit avec la population, savait d’avance que le choix de Ronsard Malonda allait amener le désordre. Est-ce le fait d’avoir prévenu le mal qui ferait de la CENCO et de l’ECC responsables des dégâts?“, s’interroge l’abbé Donatien.

Je me souviens avoir dit, lors de nos travaux, que les amis, si nous essayons de mettre Ronsard Malonda à cette place, nous allons recevoir des pierres“, révèle-t-il.

Le prêtre catholique justifie ses propos par le fait de vivre et de connaître le souci de cette population.

Comment peut-on prétendre être pasteur, au milieu de la population, et ne pas savoir ce qu’elle veut ? Je pense que c’est à chacun d’assumer ses responsabilités. Quand on s’engage à défendre les intérêts de certains individus en lieu et place de ceux du peuple, il ne faut donc pas trouver des raisons ailleurs, lorsque le peuple vous manifeste ça“, poursuit-il.

La CENCO, qui condamne le saccage de l’église de Sony Kafuta par les manifestants, regrette également l’utilisation par la police des balles réelles à la base de la mort des militants de l’UDPS.

Elle exhorte, enfin, les autres confessions religieuses à revenir autour de la table des négociations, en retirant le procès verbal qu’elles ont, de manière “unanime”, remis à Jeannine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale. Une issue que Donatien Nshole trouve “salvatrice”.

Bajika Ndeba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *