dimanche, avril 11
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Procès Tshibola-Mukuna : une première victoire pour Pascal Mukuna ?

L’évêque Pascal Mukuna serait-il en situation confortable dans son procès, l’opposant à Mamie Tshibola ? La tournure que prend le procès va de plus en plus en faveur de l’accusé qui vient d’obtenir le dessaisissement du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Kalamu de l’affaire. La Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe va désigner, lundi 20 juillet, le nouveau tribunal devant juger l’évêque Mukuna. Le juge Kibonge, qui avait la charge de ce procès, est menacé des sanctions.

Le procès était clos et l’affaire prise en délibéré depuis le 17 juin. Plus d’un mois après, toujours pas de verdict dans cette affaire qui accuse Mukuna de viol sur Mamie Tshibola ; menace et détention illégale d’une arme. A la grande surprise, le juge Kibonge avait décidé de la réouverture des débats, vendredi 3 juillet. Une décision injustifiable selon l’accusé.

Ce qui a poussé Pascal Mukuna et ses conseils de déceler quelques irrégularités dans le déroulement du procès. « Alors que le Tribunal s’apprêtait à rendre son verdict dans ledit procès, le juge s’est rendu coupable de deux actes illégaux notamment : en écartant deux autres juges membres de la composition et avoir fait signer le jugement avant-dire droit à deux juges non membres de la composition », a révélé Jean-Claude Katende, coordonnateur adjoint du Mouvement Eveil patriotique de l’évêque Mukuna.

Les conseils du prévenu, selon le journal Le Phare, ont déposé, à l’appel de la cause, sur le banc de la prise d’acte par la Cour d’Appel de la suspicion légitime du TGI Kalamu. Mukuna a ainsi reproché au juge Kibonge le refus de prononcer le jugement dans le délai de la loi ; le fait d’écarter deux membres de la composition prétextant qu’ils seraient indisponibles alors que les intéressés sont présents au Tribunal chaque jour et ne se sont pas déportés ; le faire de faire signer le jugement avant-dire droit par deux juges non membres de la composition ; le fait d’utiliser ce jugement avant-dire droit irrégulier ; le fait de changer la composition après le délibéré.

Ce sont là les anomalies qui ont poussé la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe d’ordonner au Tribunal de Grande Instance Kalamu de surseoir à statuer sur le dossier. Plusieurs sources judiciaires renseignent, à la lecture de ces irrégularités, qu’une action disciplinaire est impérative contre le juge Kibonge. La partie du prévenu réclame d’ailleurs des sanctions contre ce juge.

« Le juge Kibonge du TGI/Kalamu doit être sancctionné. Il a refusé de prononcer la décision de la majorité des juges acquittant Mukuna », avait alerté Jean-Claude Katende sur les réseaux sociaux. Ce qui laisse penser que l’évêque Mukuna est en situation favorable dans le déroulement de ce procès.

R. Kal

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