mardi, avril 20
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Nord-Kivu : le M23 confirme sa présence à Rutshuru

Les forces vives du Nord-Kivu ont alerté, depuis quelques jours, sur une présence d’anciens rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), ces rebelles entre les mains de qui était tombée en 2012, la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

L’armée congolaise, par son porte-parole en province, Major Ndjike Kaiko, a par la suite confirmé l’existence d’hommes armés dans le Rutshuru, contre qui les FARDC s’affrontaient depuis mardi 21 juillet, sans déterminer leur identité.

Mais, contre toute attente, c’est le dirigeant de la rébellion, Bertrand Bisimwa, qui vient de briser le mythe à travers un communiqué de ce jeudi 23 juillet.

Le chef rebelle confirme qu’ils sont bel et bien au Nord-Kivu, même s’il tente de nuancer que le groupe rebelle n’est pas celui qui attaque les militaires congolais.

Ci-dessous, le communiqué

Nos ex-combattants sont bel et bien dans le territoire de Rutshuru. Pas pour y combattre qui que ce soit moins encore leurs frères des FARDC.

Ils sont là parce que, d’abord il s’agit de leur pays, ensuite ils attendent comme tout le monde la mise en œuvre des accords de paix signés à Nairobi le 12 décembre 2013.

Les ex-combattants du M23 n’ont jamais pris une quelconque initiative de combat et n’entendent pas la prendre.

Ce qui s’est passé hier à Rutshuru est la conséquence de la peur fabriquée sur les réseaux sociaux qui a conduit les FARDC à procéder aux tirs de sommation pour marquer leur présence et dissuader un éventuel ennemi.

Il n’y a donc eu nulle part dans Rutshuru ni accrochage ni de combat entre FARDC et ex-combattants du M23.

Nos compatriotes doivent cesser de manipuler l’opinion au risque de provoquer une situation de confusion qui aboutirait au chaos et à la perte des vies humaines.

Nous soutenons le Chef de l’État et restons convaincus qu’il sera à même de mettre en œuvre les accords de paix pour ramener définitivement la paix dans l’Est du pays pour qu’enfin cette partie du pays amorce son développement et l’épanouissement de ses habitants.

Bertrand Bisimwa

A Rutshuru et partout au Nord-Kivu, on admet que cette sortie médiatique est une manière polie pour le M23 d’avouer qu’il est auteur de ces nouvelles frustrations à Rutshuru et Nyiragongo.

Pour rappel, après plusieurs mois d’affrontements avec les FARDC, le Mouvement du 23 mars avait fini par prendre Goma en 2012 avant d’y passer un mois.

Grâce à la diplomatie de l’ancien président Kabila et au dialogue tenu à Kampala en Ouganda entre le gouvernement congolais et les leaders de cette milice, ces derniers se retireront jusqu’à une dizaine des kilomètres du chef-lieu du Nord-Kivu.

C’est alors qu’apparut Mamadou Ndala, ce colonel considéré toujours dans l’opinion comme le tombeur du M23.

Par Charles Mapinduzi Bin Kisatiro

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