mardi, avril 20
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RDC: les infirmiers menacent de sécher les hôpitaux

La Synergie des Syndicats des Infirmiers en RDC a lancé, au cours de son Assemblée générale tenue jeudi 23 juillet 2020, au terrain de l’Hôpital général de Référence de Kinshasa, une mise en garde au gouvernement pour n’avoir pas pris en compte ses revendications depuis plusieurs années.

Le Secrétaire général de l’Union nationale des infirmiers et infirmières du Congo (UNIC), Joseph Kibangula, pointe d’un doigt accusateur le ministre de la Santé Publique, André Eteni Longondo qu’il qualifie de “séparatiste et corporatiste” pour ne favoriser que ses paires, les médecins.

Joseph Kibangula affirme que la rémunération des médecins a été revue à la hausse au détriment des infirmiers qui, d’après lui, ont étudié aussi comme eux et qui plus est, réalisent un travail laborieux à haut risque au chevet des malades.

Il dit craindre que le traitement “dégradant” et “discriminatoire” du personnel infirmier en RDC, en faveur des médecins, ne débouche sur un conflit. Pourtant, les deux acteurs sont appelés à travailler ensemble.

Le Secrétaire géneéral de l’UNIC déplore également les conditions de travail des infirmiers qu’il juge “inacceptables”, manquant même des produits pour administrer des soins de qualité aux malades.

Ainsi, tire-t-il la sonnette d’alarme et prévient un mouvement de grève des infirmiers dans les hôpitaux, au cas où la situation perdurait.

Un sit-in ce vendredi devant l’Hôtel du gouvernement

Pour sa part Jules Kasereka, représentant des infirmiers du Nord-Kivu, a rappelé qu’au départ des colons belges en 1960, les hôpitaux étaient entièrement tenus par le personnel infirmier et celui-ci a abattu un travail de haute facture. “Malheureusement, aujourd’hui la profession infirmière ne bénéficie pas de l’attention du Gouvernement, pourtant au sein de cette profession, on trouve des licenciés voire des docteurs“, a-t-il déploré..

Comme palliatif, Jules Kasereka propose la scission du Ministère de la Santé, par la création du Ministère spécifique pour les infirmiers qui, à l’en croire, devra se pencher, avec acquitté, aux problèmes de la profession et trouver des solutions urgentes.

Pour rappel, ce mouvement de colère compte aller plus loin jusqu’à atteindre le sommet de l’État. Ce qui explique le sit-in prévu le vendredi 24 juillet, devant le Ministère de la Santé situé dans les locaux de l’Hôtel du gouvernement.

Par GK

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