mercredi, avril 14
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Le FCC et la CENCO mijotent contre l’État de droit

La vie des Congolais est rythmée et dictée par le comportement des politiciens qui manipulent à leur guise moult secteurs de la vie nationale d’un peuple qui peine à conjuguer le verbe vivre comme comme tout le monde. Leurs dires contrastent avec leurs gestes.

Au regard des événements et intentions de certains des politiciens, il s’avère que beaucoup d’entre eux sont chantres du statu quo. Ils tiennent mordicus à niveler vers le bas les quelques efforts fournis pour redresser le pays, mieux pour le sortir du gouffre où il est plongé depuis belle lurette.

L’Etat de droit prôné et instauré par le Chef de l’État Félix Tshisekedi donne de l’insomnie à une certaine catégorie politique. “La justice est pour l’État de droit, ce que le sang est pour le corps humain”, affirmait le Président de la République lors de son discours à la nation, le jour de 60e anniversaire de l’indépendance du pays.

Tshisekedi se bat bec et ongle pour asseoir un Etat de droit, credo de son défunt père, Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Mais le Chef de l’État se bat aussi et surtout contre des gens qui perdraient tout, jusqu’à se perdre eux-mêmes, si jamais la justice devenait indépendante.

Il y a peu, le Conférence épiscopale natioanle du Congo (CENCO) exigeait la lumière et les poursuites au sujet de 15 millions de dollars des pétroliers détournés, après enquête de l’inspection générale des finances (IGF). La CENCO avait même organisé une marche pour ce faire. Les caciques du Front commun pour le Congo (FCC) entraient aussi en danse.

Tous, comme la société civile, réclamaient que les auteurs soient arrêtés, punis et remboursent l’argent de l’État. Le rapport de l’IGF indexait le directeur du cabinet du Chef de l’État, Vital Kamerhe. Pour eux, les faits et gestes du président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) ne trompaient nullement. Mais la suite a révélé que c’était en réalité Tshisekedi qui était visé.

Un plan aurait été concocté avec le président démissionnaire de la Cour constitutionnelle pour évincer le père de l’État de droit. Tout simplement parce qu’il dérange. Heureusement pour lui, il y a un petit reste, la mise à part au sein du FCC toujours sur la tour de garde.

Les instructions du Magistrat suprême aux juges et magistrats fructifient. Il faut récupérer l’argent de l’État volé et endiguer les évasions. La justice commence par les dossiers les plus présents et en cours d’exécution. Le programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’État.

Des millions de dollars sont rentrés dans les caisses de l’État, des personnalités impliquées dans le détournement des fonds alloués aux travaux des maisons préfabriquées refusent de coopérer avec la justice et sont aux verrous.

Vital Kamerhe en est encore le cerveau moteur. Tshisekedi encourage la justice à établir les responsabilités en toute indépendance. Le directeur du cabinet et proche allié du Président de la République est condamné en première instance à vingt ans de prison pour détournement.

Changement de faces

Du coût, les oiseaux changent de complainte. Vraisemblablement le procès ne s’est pas déroulé tel que certains le souhaitaient. Ces derniers attendaient voir Tshisekedi accusé et l’affaire porté à la Cour constitutionnelle qui l’écartera. Un tel scénario donnerait occasion au président du Sénat d’assurer l’intérim.

Pris à leur propre piège, la CENCO et le FCC s’offusquent et changent de disque. Le secrétaire général de la CENCO affirmera que l’église voudrait voir clair dans le procès de Kamerhe. Il annonce mobiliser leurs avocats pour ce faire. Même comédie au FCC. Pourtant, le ministre de la justice à l’époque, Tunda Ya Kasende qui était à la manœuvre, est du FCC. Et ce n’est pas Kamerhe qui l’ignore.

Tous, défilent à la prison centrale de Makala. Ils veulent pactiser avec celui qu’ils ont condamné hier. Pour eux, le président de l’UNC est condamné injustement. Ironie du sort.

Face à cette attitude biface, les Congolais se demandent quelle sorte de justice le FCC et la CENCO voudraient au Congo ? Justice rendue au nom du peuple ou des individus ? “A quel jeu se livrent Ambongo et Kabila?“, s’interroge un internaute ahuri.

Pour l’acteur politique Franck Djongo, il est des acteurs politiques et religieux en RDC qui ne peuvent être présentés comme modèles pour les futures générations.

En attendant la suite des alliances qui se mijotent contre l’État de droit, comme l’indique Kitenge Yesu, haut représentant du Chef de l’État, le peuple doit demeurer vigilant afin d’en finir avec les chantres de l’impunité et des coups bas.

Par Bajika Édouard

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