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Tueries de Kipupu : Denis Mukwege exige la lumière

Le Prix Nobel de la Paix 2018, le Docteur Denis Mukwege a exigé, dans un tweet posté, mercredi 29 juillet 2020, la lumière sur le massacre des populations civiles à Kipupu, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Le Directeur général de l’hôpital Panzi a estimé que cette tuerie relance le débat sur la question de l’impunité sen rapport avec les crimes commis en République démocratique du Congo (RDC) depuis plusieurs décennies.

C’est ainsi que le”réparateur de femmes” (violées) exige la mise en application des recommandations du rapport mapping des Nations Unies.

Très touché par cette barbarie de Kipupu, le Prix Nobel de la Paix 2018 dénonce cette terreur à travers son message relayé via son compte Twitter.

«Ce sont les mêmes qui continuent à tuer en RDC. Les comptes macabres de Kipupu sont dans la ligne droite des massages qui frappent la RDC depuis 1996 », tance le directeur général de l’hôpital Panzi.

«Tant que l’impunité perdurera et que les recommandations du rapport Maping des Nations Unies seront ignorées, les massacres des Congolais continueront », a-t-il recommandé.

Le Dr Denis Mukwege est d’avis qu’une solution durable ne pourra venir que de l’application des recommandations du rapport Mapping, synonyme de la fin de l’impunité.

Le rapport Mapping, dont il est question, est l’oeuvre du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Il avait décrit dans ce document, élaboré par ses experts, de graves violations des droits de l’homme, commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003.

Ce document à révélé des informations relatives aux crimes commis par des groupes rebelles congolais et par des forces armées nationales de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda, de l’Angola, du Tchad, du Burundi, et du Zimbabwe ainsi que d’autres groupes armés, sur le sol congolais.

Ce rapport, qui est jusque-là non mis en application pour traquer les auteurs de ces atrocités, examine minutieusement 617 des incidents les plus graves survenus dans tout le Congo sur une période de 10 ans.

Il fournit des détails sur des cas graves de massacres, de violence sexuelle et d’attaques contre des enfants, ainsi que d’autres exactions commises par une série d’acteurs armés, notamment des armées étrangères, des groupes rebelles et des forces du gouvernement congolais.

Le gynécologue congolais a toujours milité pour l’application des recommandations de ce rapport. C’est ce qu’il recommande dans la tuerie de plus de 200 civils. Ils ont été massacrés dans la nuit du 16 au 17 juillet 2020, à Kipupu, chef-lieu du secteur de Itombwe, dans le territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu.

Par GK

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