samedi, avril 17
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Sud-Kivu : SAJECEK réclame la justice pour les massacres commis en RDC par l’Armée rwandaise

La Synergie des Associations des Jeunes pour l’Education Civique, Électorale et la promotion des Droits de l’Homme au Sud-Kivu ( Sajecek Forces vives) , a lancé, à Bukavu, chef lieu de la province du Sud Kivu, la campagne « Debout Mapping » en vue de réclamer la justice pour les victimes des massacres commises en RDC par l’armée rwandaise.

L’objectif de cette campagne est de sensibiliser et mobiliser les victimes, les rescapés de différents massacres et tous les congolais sur la nécessité de briser le silence en exigeant la justice pour tous les crimes commis en RDC.

Cette campagne a été lancée lors d’un point de presse tenu dans le bureau de la synergie à Essence dans la commune d’Ibanda, à Bukavu par le coordonnateur de cette plateforme, Robert Njangala.

Pour lui, il s’agit de sensibiliser la population à se mobiliser pour un tribunal international pour le Congo ou pour la mise en place des chambres mixtes.

Robert Njangala a fait savoir qu’en date du 3 août 1998, au moins 38 officiers congolais et une centaine de soldats des FARDC, anciennes Forces Armées du Congo (FAC) ont été massacrés à Kavumu par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR).

Des tueries qui, selon lui, avaient marqué le début d’une page noire caractérisée par des massacres à répétition que la RDC ne cesse d’enregistrer jusqu’à ces jours.

Robert Njangala estime qu’il est inadmissible que les massacres continuent à s’enregistrer sur le sol congolais sans que la communauté internationale et encore moins la justice du pays n’interviennent.

« 22 ans après la commission de ces atrocités à Kavumu, la justice au niveau national et international refuse de se saisir de cette question. Le sang de nos militaires massacrés à Kavumu crie justice », a-t-il interpellé.

Appel à la mobilisation

Pour lui, il est temps que le peuple se mette débout pour exiger la mise en application des recommandations du rapport mapping, l’unique moyen, selon Robert Njangala, pour mettre fin à l’impunité en RDC.

« Face à l’hypocrisie de la communauté internationale et l’inaction de notre État, nous avons décidé de nous mettre debout pour exiger la mise en application des recommandations du rapport Mapping et marquer ainsi la fin de l’impunité », explique-t-il la démarche.

A travers la campagne “Debout Mapping”, cette plateforme mène un plaidoyer afin que des monuments soient érigés en mémoire des victimes des massacres enregistré sur le sol congolais.

Robert Njangala pense que sa campagne va s’étendre sur toute l’étendue du territoire national.

Par GK

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