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Crimes économiques : si Fatshi pouvait s’inspirer de la Mauritanie ?

La police mauritanienne, chargée de la répression des crimes économiques, a commencé les interrogatoires des personnalités de l’ancien régime du président Aziz, citées dans un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion de l’ex-chef de l’État entre 2008 et 2019.

Trois de ses anciens ministres ont été longuement auditionnés, au soir du vendredi 7 août, sur les conditions douteuses d’attribution d’un marché de construction d’un nouveau terminal à contenaires du port autonome de Nouakchott.

Dans son rapport, validé le 27 juillet dernier, par l’Assemblée nationale, la commission d’enquête parlementaire a révélé que le marché pour la réalisation d’un terminal à contenaire du port autonome de Nouakchott, a été attribué en violation des lois de la République. Les règles qui régissent la passation des marchés publics ont été ignorées, aux dépens de l’État mauritanien et au profit d’un opérateur indien.

Ce dernier s’est engagé à construire une extension du port avec un nouveau terminal à contenaires, qui comprendra également un espace pour le stockage des hydrocarbures, le tout pour un investissement de 390 millions de dollars.

La convention lui accorde l’exploitation exclusive du terminal pendant 30 ans. Durant cette période, l’opérateur est exonéré de toute taxe douanière ou fiscale et aucun autre investisseur n’est autorisé à réaliser une infrastructure identique à Nouakchott.

La commission parlementaire, qui a fait appel à une expertise internationale, a conclu à une arnaque, car le projet a été surévalué de plus de 100 millions de dollars. Le rapport parlementaire pointe des cas de corruption que la police cherche à matérialiser par des preuves.

Cas RDC

Bien sûr que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait déclaré de ne pas fouiner dans le passé, mais ce qui se passe en Mauritanie, loin du Congo-Kinshasa, devrait inspirer le fils de Lider Maximo qui doit, en sa qualité de Magistrat suprême, instruire la justice à fouiner sur plusieurs dossiers notamment Bukangalonzo, Go-pass, aérogare de l’aéroport international de Ndjili, le projet Sicomines…, où les proches de son prédécesseur ont été impliqués de loin ou de près.

Certains analystes estiment que l’arrestation de Vital Kamerhe, un allié et proche du Chef de l’État est un signe qui montre qu’un jour, le lion va hurler pour mettre la main sur les criminels économiques.

Ces crimes économiques de l’ère Kabila ont mis le pays à genoux pendant 18 ans de règne de l’homme de Kingakati, caractérisé par la corruption, les violations graves des droits de l’homme, les assassinats, les intimidations et menaces contre les opposants et militants de la société civile.

Par GK

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