mercredi, avril 14
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Bukavu : dans la rue ce lundi, les enseignants ne jurent que par l’application de l’ “accord de Bibwa”

Alors que la reprise des cours était annoncée pour ce lundi 10 aout 2020, sur toute l’etendue du territoire national, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, les professionnelles de la craie sont descendus dans la rue pour exiger l’application de l’accord de Bibwa.

Réunis dans différentes structures des syndicalistes entre autre le SNECATH, SYNEP et SYECO accompagnés par les organisations de la société civile, les enseignants ont manifesté pour réclamer leurs salaires et des bonnes conditions de travail.

Avec des banderoles, sur lesquelles on pouvait lire « Que le président de la RDC honore ses enseignants dans l’enseignement; Non à la discrimination dans ce pays; L’enseignement ne doit pas être fondé sur des promesses et accords non réalisables; Les NU et NP doivent être payés …», ces manifestants ont été vite dispersés par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) avec en des bombes à gaz lacrymogènes.

Ici, certains des manifestants ont été blessés et autres arrêtés par la police. Les blessés gaves ont été conduits à l’hôpital pour des soins appropriés.

Deo Dyalunda, rapporteur provincial du Syndicat des écoles conventionnées catholiques (SYNECATH), fait savoir qu’il est “incompressible qu’un enseignant qui marche pacifiquement pour réclamer son droit et, ayant préalablement informé le maire de ville, soit tabassé par les éléments de la polices envoyés par la même autorité».

« Nous venons d’être dispersé par les éléments de la Police nationale congolaise envoyés par le maire de ville. Alors que nous voudrions manifester pacifiquement pour revendiquer nos droits. Nous avons des revendications à présenter auprès du président de la république via le gouverneur de province. Nous avions écrit au maire de la ville pour dire que le jour de la reprise des cours, nous allons manifester parce que, nous ne sommes pas d’accord avec une reprise sans que les conditions de travail des enseignants ne soient réunis », indique Deo Dyalunda.

Il souligne que le maire de la ville de Bukavu est le “responsable” de tous les dégâts causés et doit “payer les pots cassés ».

Tout en demandant le départ du maire de la ville, Deo Dyalunda rappelle que la réclamation des enseignants se repose sur trois revendications. Notamment, « Payer les enseignant Nouvelles Unités; payer le 2ème et le 3ème palier aux enseignants; et la suppression des zones salariales. C’est-à-dire, payer chaque enseignant selon son diplôme et non selon le milieu où il preste“.

Il insiste et signe: “l’enseignant ne sera jamais à l’école tant que le Protocol l’accord de Bibwa, signé le 18 décembre 2019, ne sera pas mis en application“. Car, avance-t-il, “c’est nous qui sommes les grandes victimes ».

Signalons que la marche des enseignants a eu comme point de départ, le Bureau de Coordination de la Société civile. Elle devrait chuter au gouvernorat où un mémorandum devrait être lu et déposé entre les mains de l’autorité provinciales. Mais, les manifestants ont été dispersés au niveau de la mairie de Bukavu.

Par Joël Mugisho

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