mercredi, avril 14
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Réouverture des églises : une reprise au bilan mitigé

Les activités de prière ont effectivement repris, dimanche 16 août, sur toute l’étendue du territoire congolais. Plusieurs confessions religieuses ont convié leurs fidèles à des cultes d’actions de grâce. L’occasion pour eux de remercier leur Dieu qui les a protégés alors que plusieurs d’autres personnes sont mortes de coronavirus durant les 4 derniers mois.

Les cultes se sont déroulés dans une ambiance de fête. Chants, danses, cris et joie ont été entendus et constatés çà et là. Cependant, les responsables des églises et leurs membres devraient faire face à la contrainte du respect des gestes barrières devant limiter la propagation de la pandémie de coronavirus.

Là, c’est un challenge qui a bouleversé les habitudes des cultes. Certaines églises ont multiplié le nombre des cultes pour respecter la distanciation sociale. Ainsi, au lieu de deux cultes par exemple, certaines églises en ont eu 3 ou 4. Ce qui explique que les chaises étaient rangées dans ces lieux des cultes de manière à respecter un mètre de distance entre voisins.

Les fidèles ont été conviés au port des masques et contraints au lavage des mains avant d’entrer au temple. Le cas de l’église Foi Abondante de l’archevêque Albert Kankienza Mwana Mboo à Limete n’est qu’illustratif. La distanciation d’un mètre respectée, des dispositions de lavage de mains placées à l’entrée de l’église ; et l’appareil de prélèvement de la température ont été bien visibles.

Cependant, dans d’autres églises le mouvement était habituel. Certaines églises, par manque des moyens de s’octroyer ces dispositifs de protection contre la Covid-19, ont juste placé les kits de lavage des mains pour tromper la vigilance des agents de la police qui pourraient éventuellement surgir pour le contrôle.

Dans certaines églises, l’observance des gestes barrières était difficile et pratiquement impossible à l’intérieur des temples par le fait de l’ambiance de louange et d’adoration. Plusieurs fidèles se sont laissés emporter par l’euphorie de se retrouver après plus de 4 mois de confinement.

Par Jackie Ngolela

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