samedi, avril 17
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CENI : la désignation des membres poursuit sa série de division

L’épisode d’un long métrage de la désignation des délégués au sein de différents organes de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est loin de faire l’unanimité en République démocratique du Congo (RDC). Les partenaires impliqués dans cette question et la classe politique congolaise ne parlent pas le même langage. La question divise.

En témoigne, la dernière déclaration de l’opposition parlementaire, qui fait bloc et dénonce la communication dans la presse, de Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale.

Les députés membres de l’AMK et alliés, MS-G7 ainsi que MLC-ADN, partis et regroupements politiques de l’opposition parlementaire ont dénoncé et condamné la sortie médiatique de la présidente de la chambre basse, invitant les différents partenaires impliqués dans le processus électoral à la réflexion de façon séparée en vue de désigner chacun, ses délégués au niveau de différents organes de la centrale électorale congolaise, renseigne un de leurs qui a requis l’anonymat.

« La démarche engagée par madame la présidente est une manœuvres insidieuse qui vise à diviser l’opposition politique à l’instar du coup fourré aux confessions religieuses. L’opposition parlementaire estime que la démarche de la présidente de l’Assemblée nationale devrait commencer par mettre en évidence les réformes préalablement requises », a indiqué l’opposition.

Cette dernière exige que soit examiné avant tout, le rapport de la CENI, l’audit de la gestion financière de l’équipe Nangaa et impérativement l’examen des réformes électorales. Ce, en vue de mettre fin aux discriminations dont font l’objet les députés de l’opposition.

Tout en rafraîchissant la mémoire des uns et des autres sur les dernières manifestations au pays, au lendemain de la désignation et l’entérinement de Ronsard Malonda, qualifié de frauduleux, l’opposition institutionnelle invite la patronne de la chambre basse du Parlement à renvoyer les procès verbaux controversés à la composante confessions religieuses pour la reprise de la procédure.

Ces derniers refusent de tolérer toutes manœuvres qui foulent aux pieds la souveraineté du peuple au nom des intérêts individuels.

C’est aussi le souhait de l’église catholique, protestante et une bonne partie de la société civile. Jusque là, seul le FCC s’oppose aux réformes que suggère l’ensemble de la crème intellectuelle congolaise.

Par Bajika Ndeba

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