mercredi, mars 3
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Kasumbalesa : de la « base bilanga » à la base militaire

Les forces loyalistes de la République Démocratique du Congo ont occupé, dans la ville frontalière de Kasumbalesa, l’espace dit « Bilanga » où une cellule de l’UDPS Kasumbalessa avait érigé son bureau et faisait sa loi sous l’égide d’un certain Tshiswaka.

Depuis la conquête de la « base bilanga », par les FARDC et les autorités provinciales ont résolu d’installer un campement militaire pour une durée indéterminée. Depuis, seule la présence militaire est visible sur le lieu où régnaient en maître Isaac Tshiswaka et sa bande, posant des actes contraires à la loi au nom de l’UDPS qu’ils engageaient abusivement.

Le drapeau du parti présidentiel, symbole du pouvoir selon le Tout-Puissant Tshiswaka, a cessé de flotter à la frontière avec la Zambie et est désormais remplacé par le drapeau de la RDC. Comme si la démolition faite par les FARDC ne suffisait pas, les autorités ont disponibilisé un engin pour détruire aussi tous les restaurants de fortune et remblayer l’espace dans le but de permettre l’abri ainsi que les rassemblements matinaux des troupes.

Le ministre provincial de l’Intérieur du Haut- Katanga a précisé que l’occupation de l’ex-Bilanga, par les éléments des FARDC et de la PNC, prendra autant de temps jusqu’au rétablissement de l’ordre et l’autorité de l’État au poste frontalier de Kasumbalesa.

L’ordre ! Sûrement il est en train de revenir depuis deux jours. Les entrées et sorties en Zambie ne sont possibles qu’au niveau du couloir piétonnier ou par la grande barrière dans le respect strict des règles douanières pré établies. Quelques jeunes gens ont tenté, en vain, de marcher mardi 25 août pour exiger la réouverture de Bilanga.

Dans l’opinion publique, une question demeure sans réponse : ” A qui revient le mérite du démantèlement de la « Base Bilanga » entre le pouvoir central, la province, le Directoire national de l’UDPS, les forces de sécurité ou encore les leaders d’opinion du Haut-Katanga ?” Autre opinion exprime la crainte de voir ces hommes en uniforme continuer l’œuvre de la « Base Bilanga » sous un format officieux.

Par Léon Mbuyamba, correspondant au Haut-Katanga

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