mardi, mars 2
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Le FCC veut noyer l’UDPS en l’accusant de rage

Évincer Tshisekedi est toujours dans l’agenda de certains caciques du Front Commun pour le Congo (FCC). Oui, les caciques de cette plateforme politique chère à l’ex-président Joseph Kabila dont l’Etat de droits, cheval de bataille de Félix Tshisekedi, n’enchante pas à cause de leurs nombreux dossiers noirs et très chargés que veut déterrer le régime actuel de Kinshasa.

L’agenda politique des cadres du FCC ne vise que la destitution du 5ème président de la République démocratique du Congo (RDC). Ils dorment et ne rêvent que de cela car, l’État de droits leur donne des insomnies.

Comment parvenir à la destitution de “Fatshi Béton”?

Cette question préside à toute action entreprise dans le camp de la Kabilie. Ce n’est pas exagéré d’affirmer que c’est leur “cahier de charges“, à voir tous les coups montés et bien pensés dans les laboratoires politique de ce que d’aucuns qualifient d’une secte au service du mal.

Si le plan d’un coup d’Etat militaire (selon des sources sûres, ce plan est à l’origine de la mort du Général Delphin Kayimbi qui a mis la puce à l’oreille de Tshisekedi) a échoué, les ténors du FCC ont misé sur l’empoisonnement comme mode opératoire.

Le déferlement des morts à la Présidence de la République, en pleine crise de covid-19, a permis le démantèlement de ce plan. Tshisekedi a perdu quelques collaborateurs de confiance. C’était le prix à payer! Mais, le fils du “Sphinx de Limete a eu la vie sauve“, on ne sait grâce à quelle “main protectrice”. Un autre échec qui s’est avéré fatal pour les tout-puissants du FCC.

Ils ont alors recadré les tirs sur la Cour constitutionnelle qui devait entériner leur plan avec la fameuse inconstitutionnalité de l’Ordonnance présidentielle décrétant l’État d’urgence sanitaire.

Dans ce coup, les langues se sont déliées jusqu’à révéler un complot contre Tshiseledi, mijoté par les “FCC” aidés par un directeur de cabinet du Président de la République, jouant sa partition.

Aux forceps, le 5ème président de la RDC s’est tiré avec l’humiliation médiatique de ces mêmes cadres du FCC qui avaient investi la presse pour étaler les tares d’un président traité de tous les mots.

L’encaissement !

Tshisekedi a sué. Il va dans la suite, procéder à un remue-ménage qui lui a permis d’avoir un contrôle sur quelques secteurs clés de la vie nationale (justice, armée). Un coup de poing donné en pleine lucarne du FCC. Ce qui n’a fait qu’enflammer ces mêmes cadres du FCC. Ils se sont vus perdre la Cour constitutionnelle et quelques postes clés de l’armée, alors que toute nomination présidentielle devrait être faite avec le contreseing du Premier ministre FCC.

Ces rôdés politique n’ont pas désarmé. Ils ont opté pour une déstabilisation silencieuse. En trame de fond de cette stratégie, les attisations de la flamme tribale, surtout dans l’ex-Grand Katanga, la résurrection des foyers des tensions armées (surtout dans le Katanga), la destruction de l’image du parti présidentiel, l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), constituent l’ossature même d’une mort préparée pour Tshisekedi mais à petit feu.

En parlant de l’image de l’UDPS, il est curieux de voir que ce sont les cadres FCC qui dénoncent la cellule UDPS-Bilanga à Kasumbalesa, avec tous les qualificatifs exagérés entendus. Ils sont encore à la manoeuvre du démantèlement d’une milice attribuée à l’UDPS, ausuartier Kingabwa, en plein centre-ville de Kinshasa.

L’attribution de cette milice au parti présidentiel n’a fait que faire ressortir des maladresses dans le ficelement d’un plan qui vise à salir un parti adverse. “Cette UDPS qui a lutté, 37 ans durant, sans prendre les armes, peut-elle recourir à une milice alors qu’elle occupe le haut sommet ?“, s’interroge Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS.

C’est là qu’il faut voir que derrière le démantèlement de cette surprenante milice, il y a toute une intelligence politique visant à noyer un parti qui gêne par son fameux État des droits.

En réalité, le démantèlement de cette milice a pour cible Tshisekedi. Heureusement pour lui, les sages avaient déjà prédit les choses : “quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage“. Plus encore, UDPS et son autorité morale ne sont pas des chiens, encore moins, des chiens de quelqu’un.

Par Ricky KAP

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