dimanche, avril 11
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Matata Ponyo demande à l’IGF de diligenter des enquêtes sur la gestion de Bukangalonzo

Le sénateur et ancien premier ministre sous Joseph Kabila, Augustin Matata Ponyo, a écrit à l’Inspecteur général des finances (IGF) au sujet du Parc agro industriel de Bukangalonzo. Matata Ponyo, mis sérieusement en cause ces derniers jours dans la gestion de ce projet, tient au rétablissement de la vérité dans le dossier.

Dans sa lettre, l’ancien premier ministre exige des enquêtes sur la gestion de ce projet, et souligne dans la foulée, qu’il n’en était pas gestionnaire.

Nous ne pouvons qu’appuyer la volonté du chef de l’État d’améliorer la gouvernance dans la gestion des affaires publiques, laquelle couplée à un leadership de qualité constitue la condition sine qua none au décollage économique de notre pays“, écrit-il.

Le 19 août dernier, l’actuel premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, s’était rendu au Parc Agro Industriel de Bukanga Lonzo. Selon son constat et, d’après le rapport de son cabinet sur ce site quasiment à l’arrêt, des tracteurs neufs jamais utilisés et dont les moteurs ont été retirés et montés sur des balenières appartenant aux privés, des tonnes d’engrais chimiques abandonnés.

En février 2020, le ministre de l’Agriculture s’était rendu également sur le site. Joseph Antoine Kasonga avait dressé un tableau sombre de la situation.

Début aout, Augustin Matata Ponyo était revenu sur les causes de cet échec. Il avait expliqué que le financement de ce programme s’était arrêté à fin décembre 2016 qui marque le départ de son équipe gouvernementale.

L’Etat congolais a investi plus de 92 millions USD d’un trait dans ce projet agro-alimentaire dans la province du Kwango. Confié à la gestion des partenaires sud-africains en l’occurrence Africom Commodities Ltd, ce projet n’a pas été bien géré. L’opacité caractérise sa gestion. A ce jour, nul ne sait ce que sont devenus les millions que l’Etat congolais a investis dans Bukanga Lonzo. Malgré tous ces fonds investis l’Etat congolais se trouve aujourd’hui en procès avec les partenaires sud-africains.

Par José Kabamba

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