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“La proposition du du FCC sur l’élection du président de la République au second degré, est un coup d’état constitutionnel” selon le CACOOP

Le Caucus des Communicateurs des Partis d’Opposition (CACOOP), en province du Sud Kivu, qualifie « d’un coup d’état constitutionnel » la réflexion d’un groupe de cadres du front commun pour le Congo (FCC) portant sur le maintien du tour unique à l’élection présidentielle et pour l’élection au second degré du président de la République.

Désiré Ntahira, coordonnateur de cette plate-forme en province l’a dit ce jeudi 10 septembre lors d’une interview nous accordée.

Ce communicateur du Parti Politique « Ensemble pour la République » souligne que cette démarche du Front commun pour le Congo, est une démarche qui vise violer la constitution de la République, mais aussi à déstabiliser les institutions du pays.
« C’est inacceptable, nous ne pouvons pas cautionner la violation de la constitution. Ainsi nous disons non à cette démarche qui est contre la volonté du peuple. C’est un coup d’État constitutionnel. Vraiment c’est une provocation manifeste de la part de cette famille chère à l’ancien président de la république », insiste Désiré Ntahira.

Celui-ci révèle qu’au vu cette démarche, le FCC de « Joseph Kabila » cherche à tout prix à faire exécuter son projet qui est de s’éterniser au pouvoir. Il ajoute que la République démocratique du Congo n’appartient pas, non seulement à la famille politique de Kabila, ni à un parti politique.

« Tel que l’article 64 de la constitution le stipule le peuple doit barrer la route à toute personne qui exerce ou qui veut exercer le pouvoir par la force. Dans une démocratie le pouvoir appartient au peuple et personne ne peut le refuser. C’est pourquoi nous appelons notre population à prendre ses responsabilités », souligne Désiré Ntahira.

Le coordonnateur du CACOOP en province, hausse le ton et souligne « qu’il n’y aura pas cette fois-ci des élections gagnées en avance ».
Toutefois, Ntahira appelle le peuple congolais en général et à la jeunesse en particulier à barrer la route à cette réforme électorale, en prenant leur destin en main.

Pour rappel, des Cadres du Parti Politique pour la reconstruction et la démocratie PPRD, dont l’ancien gouverneur du Kasaï Alphonse Ngoyi Kasanji, à l’issue de leur réflexion avaient motivé l’élection présidentielle au second degré, par deux raisons. C’est notamment la réduction des dépenses financières, mais aussi d’éviter des contestations qui ont suivi la présidentielle de 2006 et 2011.

Par Martial Bisimwa, depuis Bukavu

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