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La comédie à l’UNC frise la dissension

Les Congolais ont suivi avec intérêt la déclaration de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), parti cher à Vital Kamerhe sur le déplacement à Goma d’une délégation de ce parti, conduite par le Secrétaire général a.i, Aimé Boji pour préparer l’arrivée du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. L’UNC demande à son secrétaire général et à toute la délégation de démissionner, parce que, estime-t-on, cette équipe qui est allée à Goma pour préparer l’accueil du Chef de l’État au Nord Kivu n’a pas reçu l’aval de Vital Kamerhe, le président national du parti.

Je tiens à vous informer que la délégation de l’UNC, conduite par le secrétaire général Aimé Boji et l’honorable Mirindi, séjourne à Goma pour ses propres intérêts. Nous ne sommes pas au courant et ça les engage. Nous lui demandons de nous montrer une feuille de route ou un ordre de mission signé par Vital Kamerhe pour justifier sa présence à Goma,” a indiqué le porte-parole de l’UNC dimanche 20 septembre sur Top Congo FM.

Totshumany Kisombe appelle à la démission du secrétaire général intérimaire pour une haute trahison. “C’est de la haute trahison et toute cette délégation qui est partie à Goma doit démissionner de l’UNC, parce que nous n’accepterons pas la politique de trahison“, a-t-il conclu. Cette communication officielle de l’UNC révèle au grand jour les remous politiques au sein du parti du prisonnier Kamerhe. Des malaises sérieux couvent dans cette famille, partagée entre l’attitude à prendre face à l’Udps, le parti présidentiel et allié de l’UNC.

Depuis l’arrestation de son leader, l’UNC fait face à des opinions partagées et avis diamétralement opposés. Les uns pensent que Tshisekedi a laissé couler son principal allié dans le dossier du programme des travaux d’urgence de 100 jours. Et pour ça, il faut revoir le contrat avec quelqu’un qui abandonne son allié au moment le plus dur de sa vie.

D’autres, par contre, relativisent, au regard du déroulement du procès, mais aussi surtout aux vues des dernières révélations sur les non-dits de ce procès du siècle. Ces deniers concluent que l’accord du CACH ne peut être entaché et entamé. Voilà ce que ne veulent plus entendre les plus radicaux qui souhaitaient que Félix Tshisekedi fasse libérer Kamerhe au niveau de leur alliance. Deux idées, deux opinions, mais aussi deux options qui divisent.

L’UNC va-t-elle résister face à la tentation de dissension ? Difficile pour le moment d’y répondre. Est-il que certains ministres et députés du parti cher à Kamerhe ne sont pas prêts à désavouer les actions du Chef de l’État comme le veulent d’autres cadres. Une option qui énerve quelques militants de ce parti craignant des départs comme ce fut du temps de Justin Bitakwira, Kangudia, Bertin Ewanga,…

Les observateurs quant à eux digèrent mal que le communiqué réclamant la démission du Secrétaire général ai, du reste, l’homme de confiance du président de l’UNC. ” Entre alliés, ça ne devait pas se passer ainsi”, estime un internaute qui voit des départs imminents à l’Union pour la nation congolaise.

Par Bajika Ndeba

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