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Aimé Bukasa: “La RDC a frôlé la limite d’être classée État en faillite”

Des éloges fusent de partout au sujet du discours du chef de l’État congolais à la 75e Assemblée générale des Nations-Unies, mardi 22 septembre, par visioconférence. Si beaucoup trouvent les propos de Félix Tshisekedi limpides, le président national de la Force pour le développement du Congo (FDCO), n’a pas donné sa langue au chat.

Pour Aimé Bukasa, acteur politique maîtrisant les méandres du microcosme panafricain, le discours du Chef de l’État était clair et tout droit au but.

En évoquant l’appel à la conjugaison des efforts pour éradiquer la pandémie à coronavirus et Ebola, lequel appel est lancé par Félix Tshisekedi, certains Congolais parlent de la main tendue de la RDC à la communauté internationale. Mais pour Aimé Bukasa, ce virus planétaire nécessite une coopération mondiale pour une solution durable.

À ceux qui estiment que c’est de l’aveu d’impuissance que de solliciter l’appui de la Monusco pour en finir avec la guerre à l’Est, le président national de la FDCO rappelle que cette guerre est avant tout asymétrique.
La solution à la crise sécuritaire à l’Est demande une approche à la fois multilatérale, régionale et locale. Au niveau multilatéral, l’ONU est un acteur majeur dans ce processus ayant la capacité de neutraliser et maitriser la situation. Que l’ONU dise clairement aux Congolais si elle a la volonté de le faire ou pas, car après presque 20 ans, il est temps de tirer les conséquences de la présence de la Monusco chez nous“, a précisé le leader de la FDCO.

Nous sommes un pays démocrate et souverain, c’est vrai, mais la réalité est que la RDC a frôlé la limite d’être classée “failed state (Etat en faillite)”, c’est-à-dire le niveau de corruption très élevé, une administration catastrophique, une diplomatie presque morte, une armée démotivée et très faible,….

Et dans ces conditions, sa souveraineté et son indépendance deviennent sans impact réel. Oui, ça fait honte, mais il faut sortir de cette honte et je pense que ce sont là les efforts que le chef de l’Etat est en train de mener”, répond le président Bukasa à ceux brandissent la souveraineté pour justifier l’isolationnisme congolais.

Par ailleurs, dans son discours, le chef de l’État a plaidé pour l’allègement des dettes pour les pays africains. Pour le leader de FDCO, la question de la dette concerne toute l’Afrique et son annulation totale est un souhait continental.

Je me dois de vous rappeler que le orésident de la République est numéro deux de l’Afrique et qu’en février prochain, il sera le numéro un de l’Afrique, donc il peut parler au nom et pour le compte de l’Afrique, il n’y a pas de pudeur “, indique-t-il.

Au FCC, qui critique le rapprochement de Tshisekedi avec Israël, le panafricain Aimé Bukasa tranche : “La fédération des criminels congolais( FCC ), n’a rien à nous dire après 18 ans de malheur. La RDC a besoin de renouer et renforcer des relations avec qui elle veut, y compris Israël, à partir du moment que c’est gagnant-gagnant. Israël a beaucoup à offrir à la RDC comme partenaire“, a-t-il renchéri.

En définitive, le numéro un de la FDCO déduit que le discours du chef de l’État était correct. ” Seulement pour moi, ce défilé annuel à New-York n’a plus d’impact réel, c’est plutôt devenu une occasion de se jeter des piques. Le chef de l’Etat a été à la hauteur et bravo”, a-t-il conclu.

Par Bajika Ndeba

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