dimanche, avril 11
Shadow

Voici le dragon qui ôte la joie du peuple congolais

Dans l’Evangile, l’apôtre Jean nomme son cousin avec une formule dense et assez énigmatique : “Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. Les catholiques sont familiers de cette formule et l’entendent à chaque messe. L’agneau pour un Juif, c’est d’abord l’animal immolé, chaque jour, dans le Temple de Jérusalem pour purifier le peuple de ses péchés. Cet agneau sacrificiel était le signe de la libération de l’esclavage, synonyme de liberté et joie.

Loin de verser tout le monde dans les écritures bibliques, il est pourtant indiscutable de rappeler que cet agneau n’est autre que Jésus qui invite tous à l’imiter. Cependant, il se constate un paradoxe, un fossé profond entre l’attitude de l’agneau et celle des brebis de la RDC, cette population majoritairement chrétienne.

Un peuple qui prie énormément et intensément, mais dont les actes, gestes et paroles contrastent avec l’Évangile brandi à longueur des journées. A défaut d’être des agneaux à l’instar de leur Seigneur Jésus, certains Congolais sont des dragons qui dévorent , tuent et sèment la désolation.

Les dragons congolais s’apparentent à Néron César, cet empereur romain qui a fortement exécuté les chrétiens durant son règne. Par peur d’être exécuté, l’apôtre Jean évite de citer son nom et le surnomme “666”. C’est la marque de la bête dont question dans le livre d’Apocalypse.

Comme Jean dans l’île de Patmos, nous nous interdisons de citer les noms des gens qui ôtent la joie des Congolais, mais les surnommons “dragons”. Les premiers sont ces politiciens décideurs qui ont eu à occuper de hauts postes de responsabilité au haut sommet de l’État, au sein de différents gouvernements, entreprises et sociétés.

Durant plusieurs années, ils ont réussi à avilir l’homme congolais au lieu de le valoriser, à l’appauvrir au lieu de l’enrichir, à s’accaparer des richesses et biens publics. Mais aussi à comploter avec l’ennemi pour entretenir milices et rébellions afin d’exploiter impunément les richesses incommensurables du pays.

La fin du règne des dragons

Oui, les dragons congolais, les bêtes dévastatrices ont bradé l’économie du pays pour des intérêts personnels et égoïstes. Ils se nourrissent du sang congolais et de la souffrance des autres. Ils sont aux antipodes du “le peuple d’abord”. Le maigre salaire qu’ils ont décidé de payer le fonctionnaire ne peut soulager ce dernier de la misère qui ne fait que s’accumuler.

Les dragons se sont partagé l’argent du contribuable congolais destiné à la modernisation de l’aéroport de Nd’jili, de Bukanga Lonzo, de l’achat des avions de Congo Airways et des véhicules des professeurs des Universités. Ils ont dilapidé pendant plusieurs années l’argent de Go Pass, les reliques de la bancarisation. Ils ont créé des entreprises et ports privés rendant les publics inactifs. Ils ont dédoublé les églises et partis politiques. Les études pour dédoubler finalement l’homme sont en cours. Ils ont réussi à ôter le sourire au Congolais.

Tous ceux qui tirent sur la fibre tribale sont des dragons, des 666. Ils font ingurgiter les discours haineux et sécessionnistes. Ils alimentent les conflits intercommunautaires et ethniques. Ils se nourrissent des souffrances des contemporains. Ces commerçants qui faussent les mesures, diminuent la quantité et haussent les prix, portent la marque de la bête.

Ceux qui tuent, blessent, extorquent, violent, violentent, volent, portent la marque invisible de la bête. Ces dirigeants qui musèlent la population, tous ceux qui votent des lois contre les intérêts du peuple, ceux qui exécutent des ordres mal donnés, ceux qui trament et mijotent , qui combattent les initiatives de développement, sont des dragons qui ôtent le sourire au Congolais.

A tous ces dragons congolais de lire les signes de temps et de se métamorphoser pour devenir des agneaux, avant qu’il ne soit tard. Car il y a un temps pour tout. “Il y eût un soir, et il y eût un matin“, lit-on dans le livre de Genèse. L’heure du “peuple d’abord a sonné. ” Ne courez pas le risque de vous trouver en guerre contre Dieu“, conseille Gamaliel des Actes des apôtres.

Par Bajika Édouard

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