dimanche, avril 11
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Lualaba : la société civile s’oppose à la démolition des maisons près du barrage hydroélectrique de Busanga

Neuf organisations de la société civile congolaise ont, dans un communiqué conjoint, demandé au président de la République d’ordonner l’arrêt immédiat de la démolition des maisons au village 48 Heures près du barrage Hydroélectrique de Busanga.

Ces organisations exhortent Félix Tshisekedi à instruire le gouvernement provincial du Lualaba à engager un dialogue avec les communautés impactées en vue de mettre en œuvre la feuille de route de la société civile dont la copie se trouve sur sa table depuis le 1er septembre 2020.

Les organisations signataires de ce document dénoncent l’utilisation abusive des forces de l’ordre, par le ministre provincial de l’Intérieur et de la sécurité du Lualaba, alors que les questions de délocalisation et d’indemnisation des populations qui occupent la probable zone inondable du barrage hydroélectrique de Busanga, sont des questions qui doivent impérativement faire l’objet du dialogue social entre parties que l’utilisation de la force qui est une menace au respect des droits de l’homme pour le pays.

Pour Freddy Kasongo, membre de la coalition Mwangaza, cet acteur de la société civile katangaise regrette qu’avec ce forcing, l’énergie électrique qui sera produite à Busanga serait considérée comme de l’énergie du sang ou de conflit, parce que produite dans des conditions de violation des droits humains.

Donat Kambola, un autre acteur de la société civile de ce coin, souligne que « tout silence ou indifférence de la part de la haute autorité du pays face aux violations de droits de l’homme en cours surtout que cela est fait avec la bénédiction des autorités provinciales, est un mépris des lois du pays et aux initiatives internationales auxquelles la RDC et la Chine ont souscrit ».

Les communautés concernées signalent la présence du ministre provincial de l’Intérieur et de la sécurité du Lualaba, dix jeeps de la police nationale congolaise, un camion dix roues des FARDC et deux engins de la SICOHYDRO, qui procèdent à la démolition des maisons et à la barricade du village 48 heures.

Les populations, femmes et enfants sont tous jetées dehors, et laissés sans logements. Ces organisations signataires prient le
président de la République d’ordonner la suspension immédiate de la démolition des maisons au village 48 heures près
du barrage hydroélectrique de Busanga.

Par GK

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