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RDC: Des appels à la dissolution du Parlement et la démission du Premier ministre se multiplient

La menace de dissolution de l’Assemblée nationale de la RD Congo, évoquée en janvier 2020 dans la foulée, par le président Félix Tshisekedi à partir de Londres (Grande-Bretagne), est réclamée de tous les voeux par plus d’une personne. Ce, après le boycott, par les Présidents des deux Chambres du Parlement et du Premier Ministre congolais, de la cérémonie de prestation de serment de trois juges de la Cour constitutionnelle, mercredi 21 octobre 2020 au Palais du peuple, à Kinshasa, devant le Chef de l’État.

Au nombre des voix qui soutiennent la démission du premier ministre et la dissolution du Parlement, on note celle du président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), Franck Diongo. Au cours d’un point de presse qu’il a tenu, jeudi 22 octobre 2020 à Kinshasa, a aussi exigé non seulement, la démission du premier ministre, Sylvestre Ilunga à cause de son “indélicatesse”; mais aussi, la “dissolution” du Parlement.

Selon Franck Diongo, toutes les conditions sont réunies pour dissoudre le Parlement. Il l’a dit au cours d’un point de presse qu’il a animé, ce jeudi 21 octobre 2020, au siège de son parti.

Nous proposons ceci : après la dissolution de l’Assemblée nationale, le président de la République va confier l’organisation des élections au Ministère de l’Intérieur qui sera aider par les Nations-Unies et la formation d’un formateur pour former la nouvelle majorité“, a-t-il déclaré .

Le président du MLP a également demandé au président de la république d’exiger au premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, de tirer les conséquences de sa “rébellion” en rendant le tablier.

D’une manière permanente, le Chef de l’État comme garant de la nation et du bon fonctionnement des instituions, prendra ses responsabilités et le premier ministre sera écarté et son gouvernement. Par conséquent, les secrétaires généraux des ministères vont assumer l’intérim jusqu’à la nouvelle formation du gouvernement“, propose Franck Diongo.

Dissolution: la voie royale contre la crise?

En matière de dissolution de l’Assemblée nationale, l’article 148 de la Constitution dispose qu'”En cas de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du premier ministre et des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale“.

De cette lecture, peuvent ressortir certaines conditions essentielles avant d’envisager une éventuelle dissolution. Notamment :

La présence d’une crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale;
-la consultation du Premier ministre et des Présidents de deux Chambres du Parlement
“, a relativisé l’analyste Hur Asani. Avant d’affirmer qu’à ce niveau, “le constituant n’a pas fait de la dissolution la voie royale pour résoudre la crise entre le gouvernement et l’Assemblée nationale“.

Cela se remarque par le fait pour lui d’utiliser le verbe pouvoir [le Président de la République peut…]. Ensuite, la consultation ici est prévue pour permettre au Président de tenter, par son arbitrage, une conciliation entre les deux institutions dans sa casquette de garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions, conformément à l’article 69 de la Constitution à son alinéa 3“, relève Hur Asani.

Il sied de noter que des voix se sont levées, même celles des défenseurs des droits de l’homme, pour réclamer la “dissolution” de l’Assemblée nationale pour “crise institutionnelle” ainsi que la déchéance du chef du gouvernement, pour avoir défié le président de la République.

Entre-temps, les pronostics vont dans tous les sens en rapport avec le message à la Nation du Chef de l’État, annoncé par ses services pour demain vendredi 23 octobre 2020. Ce qui ouvre la voie à des spéculations sur le contenu de son adresse.

Par Médi@Plus

Par ailleurs, le président du MLP a remercié quelques personnalités pour avoir prendre part à la cérémonie, entre autre le sénateur Bahati, Jean Pierre-Bemba, Moïse Katumbi qui a été représenté et quelques membres du FCC .

D’après lui, la dictature et le nationalisme ne peut pas marcher ensemble. “Nous n’avons pas le temps d’attendre 2023 pour sauver le Congo“, a-t-il conclu

Par Jackie Ngolela

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