vendredi, mars 5
Shadow

Au nom de l’impérium

En surface, les choses semblent aller vite. Très vite même. Trop vite pour ne pas faire penser à cette règle d’or du journalisme. A savoir que la meilleure improvisation se prépare. Et lorsque l’on dispose de l’impérium, l’intendance suit. A la lettre. On se projette aisément en étant constamment dans le coup d’après. Ce n’est pas pour rien qu’on est maître des horloges. Outre-tombe, le Maréchal Mobutu en sait énormément. Depuis sa ferme de Kingakati, Joseph Kabila qui a encore frais en mémoire l’abc du pouvoir réel, a dû apprécier …

Quelques heures ont suffi pour “neutraliser” le bureau de l’Assemblée nationale. Un avatar de la longue opération de prise de contrôle des leviers -restants- du pouvoir.
Seuls des naïfs ou encore des néophytes en politique croiraient que le désormais bureau d’âge FCC de la Chambre a été installé pour un éventuel retour au statu quo ante.

La transhumance bien de chez nous fera ou facilitera le reste. On en a eu un avant-goût hier dans la salle. Le quorum a été atteint. Objectivement avec le concours des députés FCC. Etonnant ? Pas du tout.
La classe politique zaïro-congolaise demeure invariablement la même avant-hier, hier, aujourd’hui et …. Les étiquettes changent et non l’ADN. Relooker le hardware ne change rien au software. Rien de nouveau sous le soleil.

Le glissement s’étant opéré. Le curseur est désormais placé sur le rapport de force. La vertu de la morale, les préceptes de l’Etat de droit, le respect du sanctuaire qu’est l’Assemblée nationale attendront. Le formalisme juridique n’est guère le bienvenu que s’il couvre les avancées sur le champ de bataille.

D’une bataille à une autre, après la Chambre basse, pourquoi pas la haute assemblée ? Le mode opératoire pétitions “jusqu’à fatiguer” ayant donné entière satisfaction pourrait être dupliqué au Sénat. Et, qui sait ? Mutatis mutandis dans les assemblées provinciales. Et comme les chancelleries occidentales qui font traditionnellement la censure sont – comme par hasard ?- au service minimum, la voie paraît libre.

En somme, ça sent la finale -non jouée !- de début 2019. 2020, année de l’action ? Assurément. Mais l’action se passe sur un autre terrain que le social archi-attendu.

Par José NAWEJ

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